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Mettre en jachère, une fausse bonne idée ?

Trésoreries fragilisées, charges élevées, prix des cultures décevants... Pour réduire leurs coûts, certains producteurs envisagent de mettre une partie de leurs surfaces en jachère. Une stratégie qui s'avère, dans la plupart des cas, pénalisante pour la rentabilité de l'exploitation.

À la recherche d'économies, des producteurs s'interrogent sur l'intérêt de mettre une partie plus ou moins importante de leur surface en jachère. Cette stratégie permet effectivement de réduire les charges d'approvisionnement mais permet-elle d'améliorer la rentabilité de l'atelier grandes cultures ?
À la recherche d'économies, des producteurs s'interrogent sur l'intérêt de mettre une partie plus ou moins importante de leur surface en jachère. Cette stratégie permet effectivement de réduire les charges d'approvisionnement mais permet-elle d'améliorer la rentabilité de l'atelier grandes cultures ?
© Arvalis

D'un strict point de vue économique, dans une très grande majorité des cas, remplacer des cultures de vente par de la jachère et/ou une culture à faibles intrants (de type légumineuses fourragères ou prairie temporaire) aura des impacts négatifs sur l'excédent brut d'exploitation1 et le revenu disponible2. Certes les charges d'intrants diminueront, mais l'absence ou le faible niveau des produits3 vont engendrer une marge brute4 négative car la conduite de la parcelle nécessitera a minima un broyage et parfois des charges d'implantation, de semences voire de désherbage. Cette marge sera au mieux très faiblement positive, mais inférieure aux marges brutes moyennes dégagées par les différentes cultures céréalières et oléoprotéagineuses (même avec le contexte économique actuel).

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