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Maschio Gaspardo : Des bineuses simples et robustes, mais intelligentes

Le constructeur italien ne produit pour l’instant que des bineuses pour des cultures à grand écartement, semées avec un semoir monograines (betteraves, maïs, tournesol et même colza), mais il propose une interface intelligente et connectée pour une qualité de travail optimale.

Le tout nouveau système Culticam MK4HD sera monté sur une bineuse pour un travail de précision.
© Maschio Gaspardo

« Nos bineuses de la série HS sont repliables hydrauliquement pour le transport, ce qui permet de les décliner dans des largeurs de 6 à 18 rangs et des écartements entre rangs de 45 à 75 cm selon les modèles, précise Julien Bauer, chef de produit marketing chez Maschio Gaspardo France. Sur le châssis, plusieurs éléments sont adaptables et c’est le client qui choisit en fonction de ses types de terre et ses cultures, cinq pour des écartements larges, trois pour des réduits. » Ces éléments comprennent des dents flexibles et des éléments protecteurs des plantes, des disques ou des planches au choix, qui évitent que la terre déplacée par les dents ne vienne recouvrir les plantules.

Options

L’utilisation de la bineuse est devenue fondamentale dans les itinéraires culturaux, que ce soit en agriculture biologique ou en conventionnel. Avec la réduction de l’usage des produits phytosanitaires, le désherbage mécanique est un des recours possibles contre les adventices. « Pour optimiser l’usage de la bineuse, nous proposons en option d’y adjoindre une trémie en inox de 950 litres pour que l’agriculteur puisse épandre de l’engrais solide en même temps qu’il bine. L’inox résiste à la corrosion et la trémie existe en version frontale d’une capacité de 1 100 litres avec entraînement de la turbine par moteur hydraulique. Elle peut aussi être accouplée à un semoir », précise le responsable.
Mais le plus que propose le constructeur italien est un système de guidage, une interface entre le tracteur et la bineuse, montée par un double attelage en trois points à l’avant vers le tracteur et à l’arrière vers la bineuse. Ce système, baptisé Culticam MK4HD, guide la bineuse dans la translation latérale qu’elle doit effectuer pour rester parfaitement dans le rang, sans abîmer la culture en place. 
Ce système est équipé de caméras qui reconnaissent les différentes couleurs, dont celle de la culture lorsqu’elle est peu développée. Pour des cultures plus avancées dans leur cycle végétatif, Maschio Gaspardo propose l’ajout de palpeurs qui vont repérer la culture à conserver et les adventices à détruire.
« La nouvelle caméra verticale est capable de distinguer plusieurs nuances de vert dont celle de la culture. Le réglage se fait grâce à un boîtier en cabine », assure Julien Bauer. Elle repère l’interrang, la distance entre chaque pied sur la ligne semée et la hauteur de la plante. Son support est réglable avec deux hauteurs et trois angles possibles. Ainsi, jusqu’à 30 cm de haut, la caméra est capable de reconnaître un maïs. Au-delà, la tige de la culture doit être suffisamment rigide pour entrer en contact avec les palpeurs de guidage. 
Les données recueillies par la caméra et les palpeurs sont traitées et transmises via le bus CAN vers l’unité de contrôle (module CME) qui va entraîner le déplacement adapté et fluide de la bineuse via un vérin hydraulique. 
Ce système de guidage est vendu indépendamment de la bineuse et peut être adapté sur les modèles des autres marques de bineuses. « Avec les aides du plan de relance France 2030, nous avons connu une forte croissance des ventes vers des exploitations ou des entreprises de travaux agricoles car cette interface remplace le salarié précédemment installé à l’arrière de la bineuse il y a quelques années. Grâce à l’intelligence artificielle, la machine va se régler elle-même et effectuer un travail de meilleure qualité qu’un homme ne ferait », conclut Julien Bauer. •

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