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Lutter contre le gaspillage alimentaire

La prochaine collecte de la Banque alimentaire se déroulera le 22, 23 et 24 avril dans 120 magasins. Rencontre avec Yves Ligot, président de la Banque alimentaire de Rouen et sa région et Mari-Carmen Lanchon chargée de communication.

La prochaine collecte de la Banque alimentaire se déroulera le 22, 23 et 24 avril dans 120 magasins ? Quels sont les besoins ?

Yves Ligot : Nous collectons tout et nous redistribuons tout et ce sans période d'interruption. Nous avons distribué l'équivalent de 5 millions de repas l'année passée Il y a deux banques alimentaires en Seine-Maritime, la partie ouest sur le Havre à gauche d'Yvetot et la partie est sur Rouen. La demande a hélas encore progressé de 30 % en deux ans. La Banque alimentaire de Rouen et sa région (BARR) sert 10 000 bénéficiaires. Les agriculteurs seinomarins sont généreux et nous les remercions. Sur les 2 500 tonnes collectées l'année passée par les camionnettes de la banque alimentaire, 100 à 120 tonnes proviennent du secteur agricole. Une personne est d'ailleurs affectée spécifiquement à la prospection du secteur. Les agriculteurs doivent savoir que nous établissons une attestation fiscale pour les dons. Ce matin, une productrice de pommes nous a contactés pour enlever deux palettes.

Nous avons besoin de fruits et légumes, de légumineuses. Nous préférons des produits déjà conditionnés, mais il nous arrive aussi fréquemment de reconditionner des légumes livrés en vrac. En cas de surplus de dons nous les redirigeons vers d'autres banques. Nous n'avons pas besoin de lait car celui-ci nous est fourni en quantité suffisante. Lutter contre le gaspillage alimentaire est notre philosophie. Il faut savoir que les fruits et légumes impropres à la consommation humaine sont donnés au Parc de Clères pour les animaux.

Comment les dons sont-ils distribués ?

Yves Ligot : La Banque alimentaire est une ruche qui ne pourrait fonctionner sans l'implication de la trentaine de bénévoles et des sept salariés qui s'activent tous les jours pour réceptionner, trier, reconditionner, préparer les commandes à l'attention des 90 associations qui ont reçu l'agrément des CCAS et de la préfecture pour distribuer les produits aux bénéficiaires de la zone que nous couvrons. Nous vérifions nous-mêmes sur le terrain que les aliments sont conservés dans les conditions d'hygiène requises. Nous récupérons des congélateurs auprès d'entreprises partenaires pour équiper les locaux de distribution qui en ont besoin. Les associations se déplacent au Houlme pour venir chercher les commandes.

Comment l'action de la Banque alimentaire est-elle perçue sur le terrain ?

Mari-Carmen  Lanchon : Les banques alimentaires n'ont pas vocation à rencontrer les bénéficiaires. Ce sont les associations qui ont le contact. Mais nous réfléchissons à des actions qui vont au delà de la première subsistance pour sortir les gens de leur quotidien. Ainsi l'année passée nous avons organisé une grande fête au parc de Clères. Des bénéficiaires disaient, « c'est la première fois qu'on a une journée de vacances de notre vie ». Comme c'était la veille de la fête des mères, les enfants sont repartis avec une rose à offrir. Je me souviens d'un enfant qui ébahi devant toutes ces fleurs m'a dit « c'est tellement beau que l'on se croirait au mariage du prince William ».

Nous avons créé une épicerie itinérante qui distribue une aide alimentaire aux étudiants et dans les milieux ruraux. Nous avons ainsi une approche terrain riche d'enseignements.

Avez-vous de prochaines actions en vue ?

Mari-Carmen  Lanchon : La prochaine date est évidemment la collecte du 22 au 24 avril. Plus loin, nous essayons de monter un concert à l'opéra de Rouen, où des places seraient offertes aux bénéficiaires par des entreprises donatrices. Les bénéficiaires côtoieraient ainsi les donateurs et les bénévoles. Il y a aussi deux groupes de rock qui nous ont contactés pour jouer au bénéfice de la banque alimentaire. Enfin, je rêve d'organiser un marché géant avec des agriculteurs dont les bénéfices seraient partagés entre eux et la banque alimentaire. Car nous ne voulons pas être que demandeurs. Nous voulons être dans le partage. Une belle occasion de tisser des liens, j'attends une proposition !

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Pour effectuer un don à la BARR contacter Michel Gelin au 02.35.08.53.58.

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