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L’irrigation : 0,2 % des volumes prélevés dans le département

L’association des irrigants et utilisateurs de l’eau de Seine-Maritime (GEAU 76) a tenu son assemblée générale le 21 juin à Bois-Guillaume. Si la question de l’irrigation intéresse de plus en plus d’agriculteurs, les niveaux de prélèvements restent faibles dans le département.

C’est sans aucun doute, le chiffre important à retenir pour resituer l’impact de l’irrigation dans le département. Cette donnée émane d’un travail mené par l’association des irrigants de Seine-Maritime (GEAU 76). Dans le détail, l’étude montre ainsi que sur les 300 millions de m3 prélevés sur le territoire en 2020, seuls 581 000 (0,2 %) étaient destinés à irriguer 956 hectares. 

Les surfaces irriguées ont doublé en dix ans

Comme l’on pouvait s’y attendre, la culture de la pomme de terre reste la plus irriguée (46 % de la SAU irriguée) devant les légumes frais et plants de légumes (40 %). Si l’on ajoute à ces surfaces irriguées, les volumes utilisés par le monde de l’élevage (près de 7, 9 millions de m3) tant pour l’abreuvement que pour le lavage des installations, l’agriculture consomme 3 % de l’eau prélevée dans le département. À titre de comparaison, les pertes d’eau potable liées aux fuites sur le réseau représentent 18 millions de m3
Si l’impact de l’irrigation sur le milieu reste faible dans le département, l’étude montre aussi que les surfaces irriguées ont doublé en dix ans passant de 500 ha en 2010 à 956 ha en 2020, preuve que le sujet intéresse de plus en plus d’exploitants. L’enjeu à terme, prévient Samuel Crevecœur, président de l’association, « sera donc de veiller à ce que le plan Eau, déployée par le gouvernement et qui prévoit notamment de ne pas augmenter les volumes aujourd’hui accordés à l’irrigation, ne vienne pas freiner ce développement »

Le nouvel arrêté cadre sécheresse 

Parmi les autres sujets abordés, la DDTM a présenté le nouvel arrêté cadre sécheresse qui fixe selon les usages, et en fonction des niveaux d’alerte, les conditions d’accès, voire les interdictions à l’irrigation. Applicable depuis le 6 juin, cet arrêté, de l’aveu même de l’administration, « est plus simple et il met ainsi fin aux demandes de dérogations toujours compliquées à gérer ». Au 20 juin, la situation est pour l’instant tenable dans le département avec seulement quelques secteurs en vigilance sur les eaux superficielles. Un nouveau bilan sera réalisé début juillet. 
Deux ans après sa création, l’association continue de prospérer et fédère aujourd’hui une vingtaine d’agriculteurs irrigants. Si le président Samuel Crevecœur se félicite de cette montée en puissance, il appelle aussi « tous les irrigants à rejoindre l’association tant pour bénéficier de l’accompagnement proposé que pour défendre l’irrigation, sujet de plus en plus prégnant dans notre département ». •
 

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