Ligne Amiens-Petit-Caux : les agriculteurs veulent indemniser la perte de chance
Les discussions sont au point mort. Les représentants agricoles de la Somme ont décidé de stopper les négociations avec RTE concernant les indemnisations liées au projet de ligne à très haute tension entre Amiens et Petit-Caux. En cause : des propositions jugées « insultantes » et un manque de considération pour les impacts réels sur les exploitations. Ils réclament la reconnaissance d'une « perte de chance » pour les agriculteurs concernés. Une délégation rencontrait les services de l'État ce 18 février pour évoquer le sujet.
Les discussions sont au point mort. Les représentants agricoles de la Somme ont décidé de stopper les négociations avec RTE concernant les indemnisations liées au projet de ligne à très haute tension entre Amiens et Petit-Caux. En cause : des propositions jugées « insultantes » et un manque de considération pour les impacts réels sur les exploitations. Ils réclament la reconnaissance d'une « perte de chance » pour les agriculteurs concernés. Une délégation rencontrait les services de l'État ce 18 février pour évoquer le sujet.
« Un pylône, ce n'est pas juste 100 m² de terre. Son impact dépasse largement l'emprise foncière », insiste Thibaut Henocque, élu de la FDSEA de la Somme, et agriculteur à Vaudricourt, en plein secteur du projet de ligne à très haute tension RTE (400 000 volts) entre Amiens et Petit-Caux. Ce 18 février après-midi, il faisait partie d'une délégation de représentants syndicaux agricoles (FDSEA 80, JA 80, FNSEA 76, Propriétaires ruraux, Chambre d'agriculture de la Somme) venue rencontrer les services de l'État pour leur faire part de leurs revendications. « Plus de 80 propriétaires et exploitants impactés par le projet ont rédigé des courriers de contestation, qui marquent la rupture des négociations avec RTE. Nous estimons les réponses à nos demandes insuffisantes, voire insultantes.