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L’idée d’un parc naturel régional dans le pays de Bray ressurgit

La création d’un parc naturel régional commun à la Normandie sur 55 communes et à la Picardie sur 22 communes ressurgit. Cela fait 30 ans que le projet est dans les tuyaux.

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Dans certains parcs naturels français, certains agriculteurs valorisent leurs produits avec la notoriété du parc.
© D.R.

Xavier Lefrançois, président du pôle d’équilibre territorial et rural (PTER) du pays de Bray et conseiller régional, a remis sur le tapis la création d’un parc naturel régional commun à la Normandie sur 55 communes et à la Picardie sur 22 communes.
D’après le conseiller régional, la Région s’est dite favorable à prendre en charge les études de faisabilité. A la demande de celle-ci, il a rencontré les représentants de la FNSEA 76 car il souhaite que les agriculteurs soient parties prenantes du projet.  Mais quels seraient les avantages d’une telle structure pour la profession ? Les agriculteurs peuvent être partagés entre la possibilité de bénéficier des retombées du tourisme et la crainte des conséquences de l’aspect protection de la nature reflété par un parc naturel.
La volonté d’engagement dans des pratiques durables avec une prise en compte de la protection de l’environnement, peut s’avérer contraignante.
Dans la note d’orientation des parcs de 2017, on peut ainsi lire « l’agriculture s’attache à préserver les milieux naturels, la faune, la flore et contribue au maintien de la qualité des paysages. »

52 parcs nationaux
Officiellement, un parc naturel régional est un dispositif régional de protection et de gestion du patrimoine remarquable des espaces ruraux habités. Son fonctionnement est régi par une charte, mise en œuvre par un syndicat mixte de gestion. Sa création se fait suite à une labellisation par l’Etat. Ses missions principales sont l’aménagement du territoire, le développement économique et l’expérimentation. En France, il existe actuellement 52 parcs et sur ces territoires, il y a 58 000 fermes. Certains agriculteurs ont saisi l’opportunité pour y développer les circuits courts en profitant de la notoriété du parc, d’autres ont carrément pris en main le projet.
Ainsi, dans le Gâtinais, des agriculteurs ont pu développer une filière chanvre avec une marque « produit du parc ». Ils ont reçu des subventions du Feader et de 50 hectares de chanvre produits en 2012, ils sont passés à 650 hectares en 2017. Autre exemple, dans le Lubéron, le parc a aidé à la création de quatre magasins de producteurs et à des ateliers de transformation.
Dans les Causses ou dans les Préalpes d’Azur, c’est même l’agriculture qui est à l’origine du parc naturel régional, autour de laquelle il a construit son identité. On retrouve d’ailleurs des animaux de rente (des brebis) insérés dans les logos. Pour le parc du Vexin et celui du Gâtinais, ce sont des épis de blé. Cela montre jusqu’où peut aller l’implication des agriculteurs.  Des activités agricoles peuvent être plus facilement subventionnées, à condition que ce soit bien exprimé dans la charte. Pour le pays de Bray, on songe au lait et à la viande, ces produits locaux de qualité, qui pourraient bénéficier d’une marque valorisante.

Zoom sur...

Le conseil régional concerte les agriculteurs

Début janvier, un groupe de travail de la FNSEA 76 a rencontré Xavier Lefrançois au sujet du projet de parc naturel inter-régional sur le pays de Bray, qui s’étendrait de Dieppe à Beauvais. La FNSEA 76 a suivi ce projet en amont afin qu’il ne pénalise pas les agriculteurs. Puisqu’il s’étendrait sur la Normandie et les Hauts-de-France, il est bien évident d’avoir l’accord de ces deux régions pour suivre ce dossier. Néanmoins, pour le moment, seule la région Normandie a donné son accord de principe pour réaliser une étude d’opportunité. Ce qui veut dire que rien n’a encore été réalisé car il manque l’accord de la région Hauts-de- France.  « Si ce parc est créé un jour, ce ne sera pas avant quatre ou cinq ans, le temps que toutes les études soient réalisées », signale Xavier Lefrançois. « C’est un projet important, si on veut garder notre identité. Il faut la caractériser autrement et la mettre en valeur. On pourrait se servir de cette image de parc naturel pour une meilleure valorisation des produits du territoire ». Le maire de Neufchâtel-en-Bray a assuré qu’il n’y aurait aucune contrainte pour les exploitants agricole. Seule une interdiction de passage pour les quads non agricoles dans les chemins de plaines et une interdiction de publicité au sein du parc seraient mises en place. Les 3 000 hectares de surface actuels en zone Natura 2000 n’évolueront pas dans le cadre de la mise en place d’un parc naturel régional. La FNSEA 76 veillera à ce que ces engagements soient bien tenus.
Fanny Lemoine

Le pays de Bray, une région naturelle
Le pays de Bray est à cheval sur deux départements, la Seine-Maritime et l’Oise. Du côté normand, il comprend 120 communes réparties sur 7 cantons : Argueil, Bellencombre, Forges-les-Eaux, Gournay-en-Bray, Londinières, Neufchâtel-en-Bray et Saint-Saëns. Du côté picard, il comprend plusieurs cantons situés à l’ouest de Beauvais. C’est une région de bocage, où s’est développé l’élevage bovin laitier. Bray signifie d’ailleurs terrain humide en vieux français. C’est ici qu’est produit le fromage neufchâtel qui bénéficie d’une AOC. Toujours dans le domaine du fromage, Charles Gervais qui a fondé l’entreprise éponyme à partir de la fabrication du petit-suisse, a eu cette idée en accord avec une agricultrice du pays de Bray, partie Oise. Ce produit a permis le développement de la ligne de chemin de fer Beauvais-Paris pour acheminer ces desserts lactés vers la capitale.

Le pays de Bray, une région naturelle
Le pays de Bray est à cheval sur deux départements, la Seine-Maritime et l’Oise. Du côté normand, il comprend 120 communes réparties sur 7 cantons : Argueil, Bellencombre, Forges-les-Eaux, Gournay-en-Bray, Londinières, Neufchâtel-en-Bray et Saint-Saëns. Du côté picard, il comprend plusieurs cantons situés à l’ouest de Beauvais. C’est une région de bocage, où s’est développé l’élevage bovin laitier. Bray signifie d’ailleurs terrain humide en vieux français. C’est ici qu’est produit le fromage neufchâtel qui bénéficie d’une AOC. Toujours dans le domaine du fromage, Charles Gervais qui a fondé l’entreprise éponyme à partir de la fabrication du petit-suisse, a eu cette idée en accord avec une agricultrice du pays de Bray, partie Oise. Ce produit a permis le développement de la ligne de chemin de fer Beauvais-Paris pour acheminer ces desserts lactés vers la capitale.

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