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“Les vignerons de Normandie” : construire une filière vin normande

Les vignerons de Normandie se sont réunis samedi 14 mai chez leur président Édouard Capron, sur son domaine viticole Saint-Expédit à Freneuse.

L’association compte aujourd’hui 27 adhérents sur toute la Normandie. L’objectif premier est la rencontre et l’échange autour de la vigne et du vin. 

Des passionnés aux profils divers

Certains sont agriculteurs et on eut l’envie de planter des vignes sur un terrain familial dont le sol et l’exposition s’y prêtent bien. C’est l’exemple de Kévin à Sainte-Marguerite-sur-Mer qui vient de planter 600 pieds de différents cépages français résistants sur une parcelle familiale de 50 ares. C’est également le cas d’Amélie et d’Olivier Malaval dans le Pays de Bray qui ont un projet de plantation sur une parcelle de 3 ha en vallée de la Béthune. Philippe Levavasseur, agriculteur et éleveur laitier à Fresne-le-Plan a quant à lui planté une centaine de pieds lors du confinement, pour voir ce qui fonctionne, évaluer le travail dans un premier temps.
D’autres ont des métiers tout à fait étrangers à l’agriculture et prennent sur leur temps vacant pour se former. C’est le cas de Xavier, secrétaire général de l’association : « Je travaille dans le domaine des moteurs électriques. Je suis actuellement un BTS viticulture-œnologie à l’ESA d’Angers. J’ai rencontré Claude Met avec qui j’ai un projet de plantation sur une parcelle sur coteaux lui appartenant, près de Louviers (27) ».
Axelle et Olivier Piednoël, sur Bourg-Achard (27), viennent de planter un peu plus d’un hectare en avril. Si Olivier poursuit son travail dans le domaine de l’export, Axelle a tout lâché pour suivre un BTS œnologie à Dijon et développer le « Domaine Leprince », en cépage blanc résistant.
En novembre dernier, neuf passionnés ont créé une SCEA et ont planté 400 pieds de vigne en Chardonnay résistant à Saint-Pierre-de-Manneville.

Un besoin d’accompagnement technique

Chacun a un niveau différent de formation et d’avancement dans son projet. Mais aujourd’hui, il y a une dynamique et il est important de sécuriser ceux qui partent dans cette aventure. Dans l’objectif de créer une petite filière vin en Normandie, l’association a monté un dossier de demande d’aides à la Région. « Nous avons besoin de développer des outils pour nous aider à connaître le potentiel de nos parcelles, à établir des cartographies. Le soin à la vigne est complexe, il faut la soigner tout au long de l’année. Nous avons besoin d’être accompagnés », précise Benoît Hue, l’un des neuf associés et membre du bureau de l’association. 
Car même si les agriculteurs ont moins de problématiques de foncier pour la plantation, la conduite d’une vigne ne s’apprend pas dans les établissements scolaires normands. Thibaut Levreux est revenu il y a huit ans sur l’exploitation familiale près des Andelys (27). Le jeune homme de 28 ans a planté 5 000 pieds en 2021 et apprend sur le tas. Il a rejoint l’association car il reconnaît avoir besoin d’échanger sur les pratiques viticoles.
« Rouen a été une ville où il y avait du vin. Tout cela a été abandonné avec le développement du bordeaux mais il y a eu des vignes en Normandie et il y aura des vignes en Normandie », ajoute Philippe Rivals de l’association In Vigno Meritas. L’association a une parcelle au-dessus de la gare de Rouen, où sont plantés 1 400 pieds de vigne. L’objectif de l’association est de montrer le retour de la vigne en Normandie et d’apprendre ensemble à la cultiver dans un climat d’échanges et de convivialité. Et puis de faire du vin bien sûr.
Un jeu de piste viticole de 5 kilomètres baptisé “Sur les pas de Bacchus” vient d’être inauguré à Rouen au début du mois.•

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