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Les douaniers agricoles ont fait une belle prise au Havre

Qui importe de la viande et du lait de l'étranger? C'est ce qu'ont voulu savoir les JA et la FNSEA en se rendant à l'arrivée des marchandises sur le port du Havre.

Rendez-vous est pris à 9h30. Trois-cent agriculteurs, principalement des JA de Seine-Maritime, Eure, Orne et Calvados, se retrouvent au pied du pont de Normandie, sans savoir quelles actions seront menées. A la radio, France Bleu annonce un barrage filtrant. Mais c'est tout autre chose que préparaient les responsables professionnels.

A 10h30, ils séparent les troupes en deux groupes. L'un d'eux part en direction du PIF-PEC sur la zone portuaire du Havre, autrement dit le poste d'inspection frontalier point d'entrée communautaire. Le PIC-PEC contrôle tous les produits qui arrivent au Havre. Comme l'explique la direction, "100 % des containers sont ouverts". Cela concerne l'alimentaire mais aussi les peaux de bovins pour le cuir ou des produits apicoles pour la cosmétique... Les analyses qui peuvent être effectuées portent sur la recherche de résidus d'antibiotiques, cortisone, facteurs de croissance...

Mais en général, seuls 5 % des produits ne sont pas conformes. Evidemment, tout ce qui arrive ici provient de l'étranger. "Ici, c'est la frontière. On fait le maximum pour que ce qui entre soit sain", ajoute la direction. Les JA veulent "aller voir à la source, explique Guillaume Burel, président de JA76, savoir qui importe de la viande étrangère." Mais une heure plus tard, c'est cinq tonnes de concentré protéique de lait en provenance des Etats-Unis et à destination de Lactalis en Ille-et-Vilaine, qui sont découverts dans un container.

La direction du PIF-PEC avoue aux agriculteurs que ce genre de produits passe souvent entre leurs mains, souvent à destination de Lactalis ou d'Elle et Vire, à raison de 30 à 40 lots par semaine, en provenance des Etats-Unis ou d'Australie. "Il n'y a donc pas assez de producteurs laitiers chez nous pour qu'ils aillent en chercher de l'autre côté de l'Atlantique?", se demande un Ja du Calvados. "Depuis quinze jours, plus j'en découvre, moins j'ai envie de continuer ce métier", se désole Guillaume Burel.

La réaction des JA ne se fait pas attendre. Ils vident le container sur le parking et comptent demander rapidement des comptes à Lacatalis. A proximité, trois autres containers attendent d'être contrôlés. Ils contiennent de la viande d'agneau congelée de NOuvelle-Zélande devant ensuite être expédiée chez Primex International, à Honfleur. Cette entreprise est spécialisée dans l'importation de produits alimentaires pour la grande distribution (Carrefour, Cora, Picard, Agrigel...) "En ovin, nous avons pas mal de flux de Nouvelle-Zélande, et en viande bovine, des pays d'Amérique du Sud : Brésil, Uruguay et un peu d'Argentine", confirme la direction du PIC-PEC.

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