Aller au contenu principal

Les dangers du botulisme

La période des ensilages est propice à la montée de cadavres d'animaux dans les silos. Ces cadavres peuvent générer le botulisme et entrainer de lourdes mortalités dans les cheptels. Soyez vigilants.

file-alt-64749
La barre d'effarouchement peut faire fuir les animaux qui sont présents au sol dans les foins ou les ensilages.
© D.R.

Autrefois associé au gonflement des boites de conserve, le botulisme peut aujourd'hui être constaté en élevage suite à la souillure des sources alimentaires par la décomposition de cadavres. C'est la toxine botulique qui provoque la pathologie par le bovin. Elle est secrétée
par la bactérie Clostridium botulinum, présente dans l'environnement sous la forme de spores. Lorsque les spores trouvent un milieu favorable, un cadavre en décomposition, elles sécrètent la toxine botulique, un puissant poison, qui agit en bloquant l'influx nerveux.
Assez rapidement - de quelques heures à 3 jours  - après l'ingestion de la toxine, les bovins présentent une paralysie flasque : perte d'appétit, abattement, démarche vacillante, chute, puis ils restent couchés, ont des difficultés pour mastiquer, pour avaler, la langue peut rester pendante à l'extérieur de la bouche mais la température reste normale. Classiquement, la situation évolue progressivement vers la mort par asphyxie. La guérison est très rare. Dans de très rares cas, la forme suraiguë peut entrainer une mort en quelques heures.

Quand suspecter le botulisme ?
Il convient de suspecter le botulisme lors d'apparitions successives de signes de paralysies flasques (les bovins sont « mous ») évoluant en quelques jours vers la mort, sur plusieurs bovins d'un même lot. Dès le premier suspect, il faut appeler son vétérinaire. Ce dernier effectuera les prélèvements nécessaires à la confirmation ou l'infirmation du cas. Il n'y a pas de contagion d'un animal à l'autre. La multiplication des cas dans un élevage est liée à la consommation de la même source d'aliment ou d'eau. L'usage de la mélangeuse un facteur d'extension du nombre de cas par démultiplication de la partie contaminée.

Limiter les risques
Seules des mesures de préventions sanitaires limitent le risque d'apparition de cas de botulisme dans le cheptel. Par exemple, proscrire l'élimination de cadavres (volailles, rats, avortons...) dans le fumier. L'épandage de fumier contaminé sur des herbages est un facteur de risque important du botulisme ; éviter l'épandage de fumier de volailles sur les pâtures (ou au voisinage d'herbages), surtout si ce fumier a pu contenir des cadavres de volailles. Ou encore retirer les cadavres de petits animaux trouvés dans la source d'alimentation (ex : oiseau mort ou un rat dans le concentré). Lors des chantiers d'ensilage ou de fauchage, être vigilant afin de ne pas piéger du gibier dans l'ensileuse. La mise en place d'une barre d'effarouchement (avec des chaines suspendues jusqu'au sol) à l'avant du tracteur peut diminuer ce risque lors du fauchage. La vigilance sanitaire seule permet de prévenir l'apparition de cas de botulisme. Restez vigilants !

Contamination
On peut distinguer plusieurs voies de contamination :
la contamination de l'eau ou d'aliments ;
l'épandage du fumier de volailles sur une pâture ;
l'épandage du fumier de volailles un jour de grand vent à proximité de bovins.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Résultat du vote des eurodéputés du 21 janvier.
L’accord du Mercosur renvoyé devant la CJUE

Les eurodéputés ont voté majoritairement pour renvoyer l’accord du Mercosur devant la Cour de justice de l’Union européenne (…

Les vœux à la presse d'Hérvé Lapie et Arnaud Rousseau ce 8 janvier ont été l'occasion de revenir bien évidemment sur les dossiers nationaux. 
Rendez-vous à Strasbourg le 20 janvier

Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, et le secrétaire général, Hervé Lapie, ont présenté leurs vœux à la presse le 8…

Guillaume, William et Maxime Foubert, les trois associés, dans la nouvelle maternité liberté.
L'élevage porcin de la SCEA du Hertelay : liberté et bien-être

Développer l'élevage porcin, tout en apportant plus de bien-être aux animaux et de meilleures conditions de travail sont les…

Enseignement agricole : des portes ouvertes à la carte

Les établissements de l'enseignement agricole haut-normand proposent plusieurs formules de portes ouvertes en 2026 : en…

Pour l'heure, les "signaux ne sont pas suffisamment robustes pour engager des surfaces", dixit le président de l'UNPT.
"Avoir une vision éclairante sur le marché”

Dans quelques jours aura lieu le Congrès de l'UNPT à Arras (62)*. Selon Geoffroy d'Évry, président de l'UNPT, il est à ne…

Report de l'action syndicale normande au 10 janvier 

Dans le cadre d'une vaste action régionale, initiée par les JA de Normandie et les FNSEA de Normandie, les agriculteurs sont…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole