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Les adhérents de la Coopérative laitière de la Bresle à l’heure du choix

L’adhésion des éleveurs de la Coopérative laitière de la Bresle au groupe coopératif Agrial a été largement discuté lors de sa dernière assemblée générale, le 1er juillet, à Martainneville (80).

L’adhésion des éleveurs de la Coopérative laitière de la Bresle au groupe coopératif Agrial  a été largement discuté lors de sa dernière assemblée générale, le 1er juillet, à Martainneville (80).
L’ordre du jour était marqué par la présentation d’un projet de rapprochement avec la coopérative Agrial.
© Réussir Lait

S’il y avait du monde pour l’assemblée générale de la Coopérative laitière de la Bresle le 1er juillet, « c’est parce qu’on est à un moment charnière de la vie de la coopérative… », glissait un de ses adhérents depuis le fond de la salle des fêtes de Martainneville (80). L’ordre du jour de la réunion a en effet été marqué par la présentation d’un projet de rapprochement avec la coopérative Agrial, avec un certain nombre d’éléments pour que les adhérents de la Coopérative laitière de la Bresle fassent leur choix.  Pour autant, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise : « On n’a jamais caché qu’on souhaitait un rapprochement avec Agrial, rappelait Joseph Petit, vice-président. Tout le monde est au courant. »

Une démarche individuelle

Pour le président de la Coopérative laitière de la Bresle, Sébastien Théron, « le plus simple, ce serait de ne rien changer. Le statu quo nous va bien, mais on sait tous que la situation dans laquelle nous sommes ne durerait pas… Avec 50 millions de litres collectés, nous sommes petits… » Depuis que les adhérents de la Coopérative de la Bresle avaient quitté l’Organisation des producteurs de lait Seine et Est (Oplase), ceux-ci savaient que le couperet allait tomber un jour ou l’autre. En rejoignant aujourd’hui la coopérative propriétaire de l’usine Eurial ultra-frais qui collecte et transforme leur lait – le contrat qui les lie à cette usine arrive à son terme le 30 août 2023 sans possibilité de le prolonger –, les éleveurs de la Coopérative de la Bresle s’assureraient ainsi un débouché. « L’idée, c’est bien de pérenniser notre volume contractuel et de trouver de nouveaux débouchés », a expliqué Sébastien Théron. Dans l’idéal, la migration des éleveurs adhérents de la Coopérative laitière de la Bresle vers Agrial devrait s’effectuer avant le 1er avril 2023. Il s’agit pour chacun d’un choix et d’une démarche individuels. Rejoindre Agrial suppose de souscrire une adhésion à l’organisation coopérative ainsi qu’à des parts sociales dont le nombre varie en fonction du volume produit. 

Un nouveau bassin pour Agrial

De son côté, Agrial dispose déjà de la reconnaissance territoriale qui lui permet d’étendre géographiquement ses activités et d’accueillir des adhérents de départements voisins de son siège. Pour présenter la proposition de main tendue d’Agrial, c’est le président de sa branche “lait”, Pascal Lebrun, qui a fait le déplacement. L’activité “lait” au sein de la coopérative normande, c’est 2,4 milliards de litres de lait collecté par an, « avec un mix produit qui permet de profiter des hausses », assure son responsable. « Dans le chiffre d’affaires de la coopérative, le lait compte pour 40 %, ce qui en fait un gros morceau et une chance pour la coopérative », assure M. Lebrun.

En matière d’organisation, Agrial fonctionne en “régions” dans lesquelles sont répartis les 13 000 adhérents toutes activités confondues et en “bassins” pour ce qui est des productions. À titre d’exemple, la branche “lait” compte six bassins pour la production de lait de vache conventionnel, un bassin pour le lait de vache bio et cinq bassins pour le lait de chèvre. L’entrée d’éleveurs de Seine-Maritime et de la Somme dans la coopérative Agrial – jusqu’alors adhérents de la Coopérative laitière de la Bresle – entraînerait la création d’un nouveau bassin.

Si parmi les adhérents de la Coopérative laitière de la Bresle, certains ne sont pas encore convaincus du rapprochement avec Agrial, il leur reste deux solutions : arrêter la production laitière ou rejoindre une autre entreprise susceptible de collecter leur production. « Des laiteries, il y en a d’autres ailleurs… », a dit Joseph Petit, plutôt convaincu par la proposition d’Agrial : « Dans le contexte actuel de déprise, c’est plutôt une opportunité. » Les responsables de la Coopérative de la Bresle prévoient toutefois d’organiser d’autres réunions pour présenter la démarche de rapprochement « durant l’hiver », a ainsi assuré Sébastien Théron. •

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