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Le miscanthus en litière, une technique performante

L'utilisation du miscanthus en litière bovine est une pratique assez peu répandue mais qui propose des avantages non négligeables.

Jeudi 23 janvier, les Chambres d'agriculture de Normandie, avec le soutien du Conseil départemental de Seine-Maritime et Novabiom, ont organisé conjointement une porte ouverte sur l'utilisation du miscanthus en litière bovine sur la ferme du Hamel au cœur, à Saint-Jean-de-Folleville, en vallée de Seine.

Un projet avec plusieurs objectifs

Germain et Thomas Trouvay sont producteurs de miscanthus depuis 2017 et l'utilisent en litière pour les vaches laitières (logettes) et les élèves (aires paillées). La réalisation du projet sur la ferme s'est fait suite à deux constats : un manque de surface pour produire de la paille et des problèmes d'érosion des sols sur une parcelle cultivée en bordure d'habitations. Après avoir testé le produit dans leurs bâtiments d'élevage, les deux frères ont décidé de planter 5 hectares de miscanthus pour répondre à leurs problématiques. Ainsi, la Chambre d'agriculture a accompagné et conseillé les agriculteurs dans leur projet d'implantation sur plusieurs parcelles. Aujourd'hui, le miscanthus est pleinement développé et ne nécessite pas d'apports d'intrants. Les rendements de leurs plantations sont d'environ 15 à 20 tonnes de matière sèche par an et par hectare.

Des économies de temps sur la gestion de la litière

Lors de l'après-midi de visite, Novabiom a présenté la culture du miscanthus, de la plantation à la récolte ainsi que ses principaux débouchés. Les Chambres d'agriculture ont expliqué le dispositif d'accompagnement des agriculteurs dans la mise en place de bandes de miscanthus sur le département de la Seine-Maritime. Elles ont rappelé l'intérêt environnemental d'implanter du miscanthus en bandes, notamment en raison de leur efficacité dans la lutte contre l'érosion des sols. Pour illustrer ces propos, la ferme du Hamel au cœur a été prise en exemple puisque la première plantation a été réalisée pour limiter des coulées de boues vers un lotissement voisin.

Germain et Thomas Trouvay ont ensuite témoigné de leur utilisation du miscanthus pour leurs animaux. Ils y voient beaucoup d'avantages : produit très absorbant, propreté des animaux, fréquence de rechargement moindre, économies d'achat de paille, organisation du travail plus simple lors des chantiers de plaine au printemps... Les éleveurs mettent néanmoins en garde sur l'apparence noire de la litière et la taille du miscanthus qui doit être ensilé le plus finement possible pour être le plus absorbant possible et ne pas poser problème lors de la reprise et l'épandage du lisier (bouchons).

Une dizaine d'agriculteurs et quelques techniciens de collectivités ont répondu présent à l'invitation et sont repartis satisfaits des témoignages et des observations dans la stabulation. Les échanges se sont prolongés longuement suite aux présentations, ce qui a permis de répondre à toutes les interrogations.•

Plus d'information auprès des Chambres d'agriculture de Normandie (Marion Boucher au 07 62 64 49 54 ou Bastien Langlois au 06 89 57 85 80).

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