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Dominique Clyti, président des Irrigants de l’Aube
« Le fait que les nappes soient au plus haut n’a aucune incidence : on ne pourra de toute façon pas prélever plus. »

Pour Dominique Clyti, producteur de pommes de terre et président des Irrigants de l’Aube, les fortes pluviométries ne permettent pas de rassurer sur le besoin en irrigation de la campagne de pommes de terre à venir, notamment sur les bassins en tension.

© D. R.

Les nappes phréatiques sont à leur plus haut niveau. Est-ce une bonne nouvelle pour les irrigants ?

« Les nappes sont en effet gorgées d’eau, ce qui laisse un peu de répit pour cette année. On peut être serein. Il y aura assez d’eau pour tout le monde et le risque de restriction dans l’Aube sera faible cette année. Mais comme nous l’avons dit lors de notre assemblée générale le 12 février, cela ne règle pas le problème de l’usage de l’eau sur le long terme. Il suffit de quatre mois de sécheresse pour qu’on soit de nouveau contraint de limiter l’irrigation, ce qui pose d’énormes problèmes sur certaines productions comme les productions légumières. Dans des bassins versants en tension comme c’est le cas dans l’Aube pour la Lhuitrelle, l’Herbissonne, la Barbuise ou l’Ardusson, pour les pommes de terre cela pourrait ne pas suffire. Le fait que les nappes soient au plus haut n’a aucune incidence : on ne pourra de toute façon pas prélever plus. »

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