Le Bachelor Agro, un nouveau diplôme pour « renforcer les compétences agricoles »
Le Bachelor Agro, diplôme national de niveau Bac + 3, ouvrira à la rentrée 2026 pour des étudiants titulaires d’un Bac + 2, puis sera accessible en post-bac via Parcoursup à partir de 2027. Ce diplôme a vocation à devenir « une référence en matière d’installation et de conseil agricoles », en créant un pont entre le BTSA et les écoles d’ingénieur agronome.
Le Bachelor Agro, diplôme national de niveau Bac + 3, ouvrira à la rentrée 2026 pour des étudiants titulaires d’un Bac + 2, puis sera accessible en post-bac via Parcoursup à partir de 2027. Ce diplôme a vocation à devenir « une référence en matière d’installation et de conseil agricoles », en créant un pont entre le BTSA et les écoles d’ingénieur agronome.
Les premières promotions feront leur rentrée cette année 2026. Créé dans le cadre de la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations, le Bachelor Agro est un nouveau diplôme national de niveau Bac + 3, conférant le grade de licence. L’initiative répond à un besoin historique : « il manquait un diplôme structurant entre le BTSA et les formations d’ingénieur agronome ou universitaires », estime le ministère de l’Agriculture.
Le Bachelor Agro vise à former des professionnels immédiatement opérationnels, capables d’accompagner les transitions agricoles et alimentaires tout en développant des compétences en gestion, management, entrepreneuriat et innovation agricole. Il se veut un pont entre la technique et la science agronomique, pour les jeunes qui souhaitent évoluer dans des fonctions qualifiées ou poursuivre leurs études.
Dans sa première phase, le Bachelor Agro sera accessible aux étudiants titulaires d’un Bac + 2, par exemple un BTSA, un BTS, un BTM ou une deuxième année de BUT ou de licence dans une spécialité proche. Cette première année complémentaire permet d’acquérir les 60 crédits ECTS nécessaires pour atteindre le niveau Licence. L’admission se fera sur dossier et entretien, et des stages pratiques ou éléments de sélection complémentaires pourront être exigés. La voie de l’apprentissage est également ouverte, alternant périodes en centre de formation et immersion en entreprise. À partir de la rentrée 2027, le diplôme devrait devenir accessible directement après le baccalauréat, sur Parcoursup, dans un cursus complet de trois ans qui intégrera les acquis du BTSA. La formation pourra être suivie selon différentes modalités, incluant la formation initiale, l’apprentissage, la formation professionnelle continue ou encore la validation des acquis de l’expérience.
Le Bachelor Agro proposera dès 2026 six mentions de spécialisation. Les étudiants pourront se former à l’alimentation et l’agroalimentaire durables, à l’élevage et aux transitions, à l’entrepreneuriat et au management en agriculture, au génie agronomique et aux transitions, aux sciences et techniques de l’agronomie pour la formation, ainsi qu’aux systèmes robotiques et numériques appliqués à l’agriculture. Trois autres mentions sont attendues pour 2027, portant sur la forêt et les transitions, la bioéconomie et la décarbonation agricole, ainsi que le génie de l’eau en agriculture. Le contenu pédagogique combine enseignements théoriques, mises en situation professionnelle, projets tutorés, stages et interactions avec les acteurs socio-économiques, afin de rapprocher les étudiants des besoins réels du monde agricole.
Insertion professionnelle facilitée
Le Bachelor Agro a été conçu pour « faciliter l’insertion professionnelle immédiate ». Il forme notamment aux métiers de chef d’exploitation agricole, de responsable d’unité de transformation agroalimentaire, de conseiller agricole, de consultant en innovation, de technicien supérieur spécialisé en robotique, agriculture durable ou management de filières… Mais le diplôme ouvre également la porte à la poursuite d’études, que ce soit vers des masters en agronomie, agroécologie ou gestion des filières alimentaires, ou vers des écoles d’ingénieurs agronomes, avec la possibilité d’intégrer directement la deuxième ou troisième année selon les parcours. Les acquis étant validés selon le système européen ECTS, les étudiants pourront également envisager des échanges ou des poursuites à l’international.•