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L'amidonnerie française toujours performante

L'Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés (Usipa) qui regroupe quatre entreprises (ADM, Cargill, Roquette et Tereos) sur dix sites industriels, a présenté fin septembre, son bilan économique 2020, lors d'une conférence de presse.

L'industrie amidonnière a vu son chiffre d'affaires baisser de 6 % entre 2019 et 2020, notamment en raison de la pandémie qui a limité les exportations. En effet, presque les trois quarts (74 % exactement) de la production amidonnière française est exportée dont 50 % en Europe (en Allemagne et aux Pays-Bas) et 24 % dans les pays tiers (Royaume-Uni, Norvège, États-Unis). Au total, ce sont 650 000 ha de cultures de maïs, pois protéagineux, pomme de terre et de blé qui sont mobilisés pour alimenter les usines qui séparent les différents constituants de la plante : l'amidon, les protéines, l'enveloppe cellulosique... Pas moins de six millions de tonnes de matières premières sont ainsi valorisées chaque année pour fournir 2,9 millions de tonnes d'amidon qui servent aussi bien au marché alimentaire que non alimentaire. Sur le marché français, « c'est la grande diversité qui caractérise les usages de l'amidon », a indiqué Marianne Flamary, déléguée générale de l'Usipa. Boulangerie, biscuiterie, confiserie, aliments pour animaux, conserveries constituent l'essentiel des débouchés alimentaires. Quant au non alimentaire, les secteurs de la papeterie, l'industrie pharmaceutique et cartons ondulés représentent plus de 86 % des débouchés de l'amidon « avec une poursuite de la croissance en pharmacie et chimie : + 11 % entre 2015 et 2020 » a précisé Marianne Flamary. 

« Une reprise fragile »

L'année 2021 pourrait s'annoncer sous de bons auspices en raison de « l'explosion de la demande avec la végétalisation de l'assiette », a mentionné Marie-Laure Empinet, présidente de l'Usipa. Cependant, « si la reprise est là, elle reste fragile », a tempéré Marianne Flamary. En effet, l'envolée du coût des matières premières agricoles notamment le blé qui a pris 31 % depuis le début 2021 et celle de l'énergie pèse sur les comptes des industriels. L'Usipa tire la sonnette d'alarme sur le prix du gaz, sur celui du carbone qui viennent contrebalancer les efforts que la filière a mis en oeuvre pour réduire ses émissions de CO2 : 1,52 million de tonnes (Mt) en 2013 contre 1,28 Mt en 2020. Elle s'inquiète enfin des gestions logistiques qui ont été complexifiées par une désorganisation des transports intérieurs et extérieurs. « Des difficultés qui se poursuivent d'ailleurs en 2021, le secteur des transports n'ayant toujours pas recouvré son organisation pré-Covid », regrette l'Usipa. Il manque, selon la Fédération nationale des transports routiers, entre 40 000 et 50 000 chauffeurs routiers en France. De plus, le fret maritime a vu ses coûts s'envoler : le prix du container se négociait à environ 1 000 euros fin 2019, Il atteint aujourd'hui entre 6 000 et 7 000 euros.

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