La Région Normandie de plus en plus plébiscitée
À l'occasion des traditionnels vœux à la presse, vendredi 16 janvier à Caen, Hervé Morin a souligné l'attractivité de la région Normandie et la multitude de projets pour 2026.
À l'occasion des traditionnels vœux à la presse, vendredi 16 janvier à Caen, Hervé Morin a souligné l'attractivité de la région Normandie et la multitude de projets pour 2026.
« C'est la bonne nouvelle du début d'année 2026 », exulte Hervé Morin, président de la Région Normandie. Lors des vœux adressés à la presse, vendredi 16 janvier, à l'Abbaye aux Dames à Caen, il est revenu sur les chiffres démographiques de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Gain d'habitants
« Il y a 25-30 ans, nous étions en perte de solde migratoire, avec des chiffres négatifs. En 2021-2022, post-Covid, ce solde était proche de zéro. Depuis 2023-2024, ça tourne autour de + 4 000 habitants par an, en moyenne », affirme Hervé Morin. Au 1er janvier 2025, la Normandie comptait 3 341 312 habitants, d'après l'Insee. Seule exception à la règle de la hausse du solde migratoire : le département de l'Orne. « Cela pourrait s'expliquer par la présence massive de résidences secondaires. Ça ne veut pas dire pour autant que le territoire n'est pas dynamique. Il suffit de prendre le Perche pour exemple où le domaine de l'artisanat est très exigeant et de nouvelles personnes s'installent avec des qualifications importantes », rassure-t-il.
Pourquoi ?
« La question maintenant, c'est de savoir pourquoi cette hausse du solde ? Quelles en sont les raisons ? », indique Hervé Morin. Une étude plus détaillée a été sollicitée auprès de l'Insee. Toutefois, des pistes se dessinent déjà pour expliquer ce regain. « Nous sommes une région qui crée de l'emploi, notamment dans le privé », vante le président, citant au passage le secteur du nucléaire « en hausse constante. Ces phénomènes sont liés aux programmes électronucléaires que nous portons ».
Le président en a profité pour teaser « deux très belles implantations industrielles », à venir prochainement. L'une serait associée à un « grand groupe qui ne bénéficie que de trois sites en Europe et qui est très éloigné géographiquement de nous », quand l'autre permettra de créer 200 emplois à terme. Mystère... À vos spéculations.
Nul doute également de « l'attractivité du bord de mer », affirme-t-il, s'interrogeant cependant sur « les mutations de territoire en lien avec l'éco-tertiaire. La question centrale est celle du déclin démographique naturel ».
Pour 2026, la région sera le théâtre, entre autres, d'annonces et de préquels au Millénaire de la Normandie, avec de nombreuses activités proposées aux citoyens. « Ce sera festif, artistique, coloré et populaire », annoncent les équipes du Conseil régional. De quoi faire rayonner toujours plus la Normandie et attirer encore plus de futurs habitants.
Tous riverains
« Une partie de ces populations arrive tout d'abord dans les villes, il ne faut pas se raconter d'histoires. La preuve, Caen, Rouen et Le Havre gagnent de la population, ce qui est nouveau », tempère Hervé Morin. Mais la recrudescence du solde migratoire et des néoruraux, notamment dans les campagnes, peut parfois être synonyme d'inquiétudes pour le monde rural.
« Cela impose d'avoir des documents d'urbanisme dans lesquels on n'autorise pas n'importe quoi. On ne peut pas continuer à permettre, et maintenant ça devient quasiment impossible, c'est tant mieux, de faire en sorte de construire partout, dans les champs, en oubliant que l'agriculteur est là et qu'il doit travailler. La gestion de l'urbanisme doit faire en sorte que les zones d'habitation soient dans des lieux où il n'y a pas confrontation avec le monde agricole. C'est important. »•