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La mutualisation face aux défis du machinisme

Face à l'explosion du prix des machines agricoles, la mutualisation reste une solution indispensable aux agriculteurs. Pour Marine Boyer, présidente de la Fédération nationale des Cuma, ce modèle permet non seulement de réduire les charges, mais aussi de favoriser l'accès à l'innovation et d'accompagner la transition agroécologique.

Marine Boyer, présidente de la Fédération nationale des Cuma.
Marine Boyer, présidente de la Fédération nationale des Cuma.
© FNCuma

Depuis la seconde guerre mondiale, la mécanisation a été le moteur de la modernisation agricole française. Elle a permis d'accroître la compétitivité, d'améliorer les conditions de travail et de soutenir l'installation de nouvelles générations. Mais aujourd'hui, le machinisme est au cœur d'une transition ambivalente : il représente à la fois un levier économique et un poste de charges majeur pour les exploitations françaises. En quelques années, le prix du matériel agricole a augmenté de 30 %. " Un agriculteur qui rejoint une Cuma accède à du matériel plus performant, plus récent, tout en réduisant ses charges de mécanisation ", explique Marine Boyer, présidente de la FNCuma et éleveuse en bovins viande installée en Aveyron. Selon la fédération, l'économie moyenne d'une exploitation par an atteint les 15 000 euros. Mais la politique fiscale pose encore un frein au développement des Cuma, alors que le machinisme pèse lourd sur les exploitations.

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