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Syndicalisme
La FNSEA 76 et JA 76 reçoivent les parlementaires sur une exploitation laitière du pays de Caux

Pour commencer l’année sur de bonnes bases, les élus profitent d’un temps d’échanges agricoles in situ.

Hasard du calendrier, c’est précisément le jour de la rentrée parlementaire, le lundi 3 octobre, que les élus du département ont été conviés à un petit-déjeuner de travail par les deux organisations FNSEA 76 et JA 76. Invités sur l’exploitation de Denis Créant, président cantonal FNSEA 76 de Doudeville et éleveur laitier, les parlementaires ont ainsi pu, deux heures durant, échanger sur l’actualité agricole et débattre des sujets syndicaux du moment.

Lever les freins à la production

Dans un premier temps, Patrice Faucon a dressé le bilan des récoltes, production par production, en évoquant à la fois les difficultés de la sécheresse mais aussi les conditions de marchés et de production. Car pour le président de la FNSEA 76, le « plus dur est sans doute à venir » avec des charges qui ne cessent de croître et des prix à la production qui ne les comblent pas. En viande bovine, illustre Patrice Faucon, « même avec une cotation autour de 5 euros/kg, on ne couvre pas les coûts de production. Les chiffres d’affaires progressent mais les revenus stagnent voire régressent. Cela vaut en viande, en lait, et dans toutes les productions ». Alors à la question posée par une élue sur ce qu’il faudrait faire pour que cela change, les syndicalistes mettent en avant trois sujets majeurs.
D’abord, affirment-ils unanimement, il faut baisser les contraintes sur l’élevage. « La production est arrivée à un tel niveau de lassitude et de déprise que tout ce qui va encore la pénaliser va accélérer sa chute », prévient Arnold Puech d’Alissac.
Ensuite, il est plus que temps de faire respecter la loi Egalim pour que les coûts de production soient enfin pris en compte et que la contractualisation se développe. Bruno Ledru, trésorier de la FNSEA 76, n’a pas manqué d’alerter les parlementaires sur la situation de la coopérative Sodiaal, qui fait toujours figure de mauvais élève en termes de rémunération des éleveurs.
Enfin, pour les représentants agricoles, il faut adapter le levier fiscal pour permettre aux entreprises de mieux faire face aux variations importantes de chiffres d’affaires.
Et puis, dans ce contexte de tension sur l’énergie, les représentants syndicaux ont rappelé toute l’importance de maintenir leurs exploitations et les outils de transformation en capacité de produire. « Qu’ils s’agissent de la sucrerie de Fontaine-le-Dun, des laiteries, des bâtiments de stockage de pomme de terre, et j’en passe, toutes coupures auraient des conséquences catastrophiques pour toutes les filières », insiste Patrice Faucon.
encore et toujours, encourager

Le renouvellement des générations

Cet échange a aussi permis d’évoquer le renouvellement des générations. Comme l’a souligné Pierre-
Olivier Etancelin, président des JA 76, « des jeunes ont envie de s’installer. Mais il faut qu’ils y trouvent une rémunération digne de l’engagement financier et humain nécessaire et que les freins à la production soient levés ». Retraite, place de la recherche, réforme de la Pac, moyens de production et d’autres, complètent la liste des sujets évoqués. •
 

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