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La FNSEA 76 en assemblée générale mercredi 22 mars

L'assemblée générale de la FNSEA 76 aura lieu mercredi prochain à 18 h 30 au gymnase Nicolas Batum à Malaunay. Christiane Lambert, présidente par intérim de la FNSEA en est l'invitée d'honneur. L'édition 2017 sera particulière. En effet ce sera la dernière assemblée présidée par Arnold Puech d'Alissac en poste depuis quatorze années. Dans une interview exclusive, le président de la FNSEA 76 dresse un bilan de son mandat, des combats syndicaux et de ses futures missions à la FRSEA et à la FNSEA

Elu président de la FNSEA  76 (ex Union syndicale agricole) en 2003, Arnold Puech d'Alissac présidera pour la dernière fois l'assemblée générale du syndicat. Président de la FRSEA Normandie et chargé des dossiers internationaux à la FNSEA, il dresse le bilan de ses quatorze années et de ses combats futurs.

Quel bilan tirez-vous de ces quatorze années de présidence ?
Arnold Puech d'Alissac : Je voudrais remercier tous ceux qui se sont engagés dans le syndicalisme. Ils ont compris qu'ensemble, on allait plus vite et plus loin. Lors des deux élections aux chambres d'agriculture qui se sont tenues au cours de mon mandat, le score de la FNSEA s'est amélioré. Nous avons obtenu 56 % des voix en 2007, puis près de 60 % en 2013, soit une progression constante. Je tiens à souligner aussi l'amélioration des relations entre les OPA qui a permis en 2014 la création de l'union fédérale agricole normande (Ufan) pour une meilleure réponse aux agriculteurs de Haute-Normandie. Cela a pu conduire entre autres à des échanges de services entre organisations (juridique, gestion du personnel, comptes de l'agriculture...).
Je constate une meilleure vitalité de l'élevage dans notre département. On se débrouille mieux que dans l'Eure par exemple. Même si au niveau du prix, c'est toujours insuffisant. C'est dû aussi aux mises aux normes qui ont pu être engagées permettant de meilleures conditions de travail pour les éleveurs.
Au niveau de la FNSEA 76, nous avons réussi le groupement d'achat du fuel, qui est un vrai élément de fidélisation pour nos adhérents. Cependant, malgré ces services, des agriculteurs ont cessé d'adhérer à cause de problèmes de structure, indépendants de notre volonté. Tout et son contraire nous est souvent reproché alors que nous n'y sommes pour rien. Dix candidats pour une parcelle, ça fait beaucoup de déçus.

Comment le syndicalisme a-t-il évolué au cours de ce temps ?
AAP : L'adhésion est moins naturelle aujourd'hui que par le passé. Mais un président cantonal qui sait s'entourer d'une équipe prouve le contraire. C'est une question d'homme et de capacité à porter un message simple sur les prix, les charges, les normes. Jean-Michel Lemétayer et Xavier Beulin ont été deux leaders extrêmement clairs et volontaires, ils ont pu être vilipendés mais sont restés des rocs et des références.

Quels acquis garderez-vous en mémoire ?
AAP : En 2009, nous avons organisé une manifestation rassemblant 1 700 agriculteurs de Haute-Normandie et 700 tracteurs à Rouen et qui a permis le refinancement des exploitations. C'est une belle réussite car ce fut une année difficile. Je me souviens aussi de la manifestation pour les phytosanitaires en 2014 où nous étions 350 personnes, mobilisées très rapidement. Ce sont des moments de la vie syndicale à ne pas rater pour peser vis-à-vis de l'Etat. Plus récemment, le refinancement du passif des agriculteurs et la baisse des cotisations sociales, jusqu'à -23  %, constituent des mesures fortes, des acquis importants.

Un mot sur vos nouvelles fonctions en Normandie et pour les dossiers internationaux au sein de la FNSEA ?
AAP : En Normandie, on est différents entre départements mais on essaye de se respecter. Aujourd'hui, au sein de la FRSEA, ça fonctionne, même si c'est parfois tendu, ça se met en place. D'autant plus que le Conseil Régional a exprimé son souhait de faire de la Normandie le garde-manger de la France. C'est la réserve. Ça me rappelle chez mes parents, où il y avait un confiturier avec du stock. La Normandie serait cet endroit où les consommateurs sauraient qu'il y a de bons produits, les auraient en référence et se les arracheraient.
Je devrais encore plus m'occuper des dossiers internationaux avec le (la) futur(e) président(e) de la FNSEA. Je constate que la France n'est pas prise au sérieux, avec un ministre absent, un train de vie de responsables politiques qui coûte cher à la République, tout ceci nuit à l'image de la France. Il faut arriver à donner une autre image. La France est un mauvais élève qui se croit encore le chef. Travaillons pour corriger cela, communiquer sur ce qui fonctionne bien, comme la qualité de nos produits mais aussi la qualité de nos infrastructures, par exemple. Les paysages français sont entretenus par les agriculteurs, c'est vert, c'est enthousiasmant.



Vous avez annoncé que vous ne vous représentiez pas cette année. C'est donc votre dernière assemblée générale en tant que président de la FNSEA 76.
AAP : Tous les présidents de Jeunes Agriculteurs (JA) qui m'ont succédé seront membres du bureau de la FNSEA 76 demain. C'est important, ils ont compris qu'on ne restait pas JA toute la vie. La relève est assurée et elle va avoir du boulot, elle a besoin de votre soutien aussi.

Christiane Lambert, invitée d'honneur de l'assemblée générale de la FNSEA 76

La FNSEA 76 a invité Christiane Lambert pour son assemblée générale qui se déroulera mercredi 22 mars à 18 h 30 à Malaunay. Une table-ronde aura lieu à 20 h, après l'assemblée générale statutaire sur le thème "comment l'agriculture peut répondre aux attentes de la société". Outre Christiane Lambert, les invités au débat sont l'association UFC Que Choisir, le directeur chargé du partenariat avec les PME et le monde agricole de l'enseigne Carrefour, Christophe Bouillon, député et membre de la commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage des animaux et Samuel Bouquet, agriculteur et administrateur à l'agence de l'eau Seine-Normandie.

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