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La ferme France, exemplaire dans la gestion de ses déchets

À Thiétreville, sur l'un des sites de stockage de Noriap, l'occasion a été donnée à Adivalor de montrer comment s'effectuait l'opération hivernale de collecte des déchets agricoles permettant un très bon recyclage des matières utilisées.

Vendredi 21 janvier au matin, dans le cadre de la collecte hivernale des films plastiques, ficelles et filets agricoles organisée chaque année par l'éco-organisme Adivalor, Stéphanie Kerbarh, députée de la 9e cironscription* a souhaité voir comment s'effectuait cette collecte à quelques jours de sa fin, accompagnée d'élus de la FNSEA 76 et de la Chambre d'agriculture. La coopérative Noriap, engagée dans la démarche de collecte d'Adivalor, a donc ouvert les portes de son site de stockage de Thiétreville où céréaliers, éleveurs et maraîchers apportent leurs cargaisons de déchets, soigneusement préparées, à trois reprises dans l'année, à des périodes bien déterminées.

Une démarche volontaire de la filière
Rappelant en préambule qu'Adivalor a été créée il y a 20 ans, sous l'égide de ses actionnaires (FNSEA, APCA mais aussi des distributeurs et des industriels), Christophe Grison, son président, a souligné la démarche volontaire de la filière et présenté quelques chiffres nationaux. « En 2021, 90 000 tonnes d'emballages et de platiques usagés ont été collectés sur les exploitations et près de 90 % ont été recyclés. C'est sans commune mesure avec le taux de recyclage du tri effectué par les ménages ». Aujourd'hui 21 flux de déchets agricoles sont gérés séparément de l'exploitation à l'usine de recyclage.

Une économie circulaire vertueuse
Pour mener à bien ce recyclage, Adivalor a développé des partenariats avec des industriels dont c'est le métier. RecyOuest, basé à Argentan  (61), est l'un d'eux, spécialisé dans le recyclage des filets et ficelles agricoles. « Grâce à un procédé de nettoyage à sec sans utilisation d'eau ni de substances chimiques, nous régénérons ces déchets plastiques et créons une matière première recyclée de très haute qualité, comparable à la matière vierge de départ, explique Marcela Moisson, déléguée générale de RecyOuest. Les déchets agricoles deviennent ainsi des ressources qui forment une économie circulaire vertueuse ».

La question des dépots sauvages
Profitant du déplacement de Stéphanie Kerbarh sur le site de Noriap, Olivier Cleland, vice-président de la FNSEA 76 a souligné « qu'alors que le monde agricole fait beaucoup d'efforts pour trier et recycler ses déchets, nous sommes très énervés par la question des décharges sauvages dans nos champs. Il faudrait revoir les horaires et les tarifs des déchèteries d'autant qu'il existe déjà une éco-participation lors de l'achat d'équipement neuf qui devrait aider à la bonne gestion de ces déchèteries » o

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