Il y a de l'électricité dans l'air avec RTE
Alors qu'Emmanuel Macron se rendait à l'EPR de Penly pour vanter la relance du nucléaire français, l'ambiance était bien plus électrique à quelques kilomètres de là. Ce jeudi 12 mars, à la sous-préfecture de Dieppe, une trentaine d'agriculteurs et une dizaine de tracteurs se sont mobilisés pour une rencontre cruciale avec les services de l'État et RTE. Au cœur du conflit : l'indemnisation de la future ligne de 400 000 volts devant relier Petit-Caux à Amiens (Somme).
Alors qu'Emmanuel Macron se rendait à l'EPR de Penly pour vanter la relance du nucléaire français, l'ambiance était bien plus électrique à quelques kilomètres de là. Ce jeudi 12 mars, à la sous-préfecture de Dieppe, une trentaine d'agriculteurs et une dizaine de tracteurs se sont mobilisés pour une rencontre cruciale avec les services de l'État et RTE. Au cœur du conflit : l'indemnisation de la future ligne de 400 000 volts devant relier Petit-Caux à Amiens (Somme).
Le constat dressé par les représentants agricoles est sans appel : le système actuel est totalement déconnecté de la réalité économique des exploitations. Bruno Ledru, président de la FNSEA 76, a rappelé que si les agriculteurs ne sont pas opposés au projet de ligne haute tension, ils refusent d'en être les éternels sacrifiés. « Depuis 2003, la méthode de calcul des indemnités n'a jamais été revue », a-t-il fustigé. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : l'indemnisation actuelle pour un poteau THT s'élève à seulement 241 euros, montant à partager entre le propriétaire et l'agriculteur. Cette somme dérisoire ne peut être sollicitée qu'une fois tous les 9 ans. En comparaison, les communes perçoivent une "taxe pylône" de 6 400 euros par an, indexée, qui n'est que trop rarement réinvestie dans le territoire ou le soutien à l'agriculture locale.