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Fruits à cidre : les prévisions de récolte 2020.

Contexte climatique et spécificités de la saison 2019-2020.

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© Pixabay

L’hiver 2019-2020 s’est caractérisé par une succession de perturbations atlantiques sur l’ensemble du continent européen. Cette situation a engendré des pluviométries excédentaires dans toutes les régions cidricoles d’octobre à décembre, et a donc permis une bonne recharge des nappes phréatiques.

Les périodes de froid et de gel ont été peu nombreuses et peu intenses. Le mois de février a été très doux, ce qui a provoqué la sortie de dormance des arbres et la reprise de leur activité métabolique : les variétés précoces ont donc rapidement débourré. Le mois de mars a en revanche été plutôt frais, avec une période de gels matinaux fin mars, ralentissant ainsi la phénologie des pommiers, et occasionnant parfois dans certains secteurs froids des dégâts sur les fleurs en boutons.

Les mois suivants se caractérisent par des températures plus hautes que les normales et un déficit pluviométrique plus ou moins prononcé selon les régions.Ainsi, pour la troisième année consécutive, le monde agricole est touché par une sécheresse importante pendant le printemps et l’été.

Les bassins cidricoles sont touchés de manière diverse par ce phénomène, avec un impact sur la production, mais aussi la santé des arbres pour les années à venir.Près des côtes (Bretagne, Loire-Atlantique, Manche et Calvados), des passages pluvieux en août ont permis de rattraper un mois de juillet très sec et chaud.

En revanche, les vergers situés davantage dans les terres, et plus au nord, ont été arrosés très aléatoirement en fonction des pluies d’orages (Orne, Sarthe, Eure, Seine-Maritime, bassin Parisien), avec une situation extrêmement tendue dans les zones semi-continentales (Est parisien et Pays d’Othe).

 

Une année de forte production

En Haute-Normandie, notamment dans l’Eure, le retour à fleur très important conduit, malgré les stress subis, à une année de forte production, d’autant qu’un nombre croissant de vergers est irrigué. Les conditions sèches du printemps ont rendu la saison tavelure plutôt facile à gérer, avec une période de risques extrêmes vers fin avril/début mai et une période de risques importants pendant la première quinzaine de mai.

Des attaques significatives de puceron cendré ont été observées dans toutes les régions, le ravageur ayant tendance à s’éterniser dans certaines situations malgré les interventions. La faune auxiliaire a commencé à réguler les populations efficacement à partir de fin mai.

Les premiers vols de carpocapse du pommier ont été observés précocement dès début mai.

La seconde génération a en revanche été plus timide que les années précédentes sauf dans des secteurs plus précoces et plus chauds. Les larves de cette seconde génération ont commencé à émerger vers la mi-août, mais les conditions fraîches de la deuxième quinzaine d’août ont freiné ce développement en particulier dans le bocage normand.

Le début du ramassage des pommes à cidre a été précoce, il s’est placé une dizaine de jours plus tôt par rapport à la moyenne. Les calibres sont globalement au rendez-vous. Les premières analyses de fruits réalisées à Sées sur des fruits de la station cidricole montrent une date de maturité dans la moyenne et une richesse en sucre bonne pour les variétés précoces.

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