Aller au contenu principal

A Fécamp, le hareng « 100 % pêche française ».

Avec cette nouvelle filière française, Sepoa Delgove, France Pélagique et Cornelis Vrolij pérennisent le savoir-faire fécampois de salaison et fumage du hareng.

file-alt-63304
© D. R.

Une filière hareng 100  % française revoit le jour aujourd'hui grâce au nouveau partenariat entre les sociétés Sepoa Delgove à Fécamp, France Pélagique et Cornelis Vrolijk. Jean Christophe Lagarde, directeur de Sepoa Delgove, et son fils Mathieu se réjouissent du retour d'un savoir-faire de salage et fumage du hareng à Fécamp qui va positionner leur entreprise en leader de la transformation du hareng français.

 

Projet soutenu par la région Normandie

« Jusqu'alors nous travaillions principalement des produits provenant de Norvège. Pour faire revivre une filière française, nous avons été soutenus dans ce projet par l'Europe et la Région Normandie. Grâce à cette collaboration avec France Pélagique et Cornelis Vrolij, nous allons récupérer des poissons pêchés sur nos côtes de la Manche, entre novembre et décembre, à l'époque où le taux de gras intrinsèque du hareng permet d'offrir un produit de grande qualité » explique Jean Christophe Lagarde.

France Pélagique est une société française d'armement de pêche pélagique* qui détient deux navires surgélateurs qui pêchent dans les eaux communautaires européennes. « Nous pêchons 35 000 tonnes de poissons par an que nous commercialisons principalement sur des marchés à l'international. Notre souhait aujourd'hui est de faire découvrir nos produits en France et d'améliorer nos pratiques de pêche. Depuis quelques mois nous fournissons déjà du hareng à Sepoa Delgove » explique Geoffroy Dhellemmes qui est à la direction de France Pélagique.

 

Une collaboration d'entreprises familiales

Sur les bateaux bénéficiant d'équipements très modernes, le poisson pêché est directement mis dans de l'eau réfrigérée pour ensuite être traité et congelé dans les usines embarquées des navires. Entre la pêche et la mise en cale des plaques congelées, le temps est de 6 à 12 h selon les espèces pêchées. Ce qui permet de garantir une grande fraîcheur et de conserver les qualités nutritives du poisson.

Le troisième partenaire est le groupe Cornelis Vrolijk, entreprise familiale hollandaise qui assurera le stockage des harengs avant qu'ils ne soient expédiés par camion frigorique sur Fécamp tout au long de l'année. Le déchargement des poissons par les navires de France Pélagique était difficilement envisageable sur Fécamp. Le port ne dispose pas des infrastructures et de la logistique permettant de stocker les poissons dans des hangars frigorifiques offrant les standards sanitaires de congélation.

 

A Fécamp, le salage et le fumage existent depuis le 14ème siècle.

La famille Lagarde s'est lancée dans la transformation de la morue au début des années 30 en créant Sepoa. L'entreprise a ensuite salé et fumé le hareng et le maquereau dans son usine de Fécamp. Au tournant des années 50, elle arme son propre navire pour pêcher le long des côtes normandes et dans les années 1990, elle se dote de son premier chalutier congélateur. Quand le secteur se restructure en 2005, Sepoa arrête l'activité armement.  Une entraide s'instaure entre Sepoa et France Pélagique.

En 2012, Sepoa et la Saurisserie tréportaise (qui commercialise ses produits sous la marque Charles Delgove) s'unissent et forment un groupe normand spécialisé dans le négoce et la transformation du cabillaud, hareng, maquereau et saumon. Sepoa Delgove devient alors la dernière entreprise familiale de salaisons maritimes en Normandie.

L'ancrage sur le port de Fécamp et la qualité des produits lui permettent de bénéficier du label « Saveurs de Normandie ». Sepoa Delgove a également été agréée « entreprise du patrimoine vivant ». 60% du chiffre d'affaire est amené par les ventes de harengs, principalement en grande distribution.


* Un poisson est appelé pélagique lorsqu'il vit dans les eaux proches de la surface ou entre la surface et le fond. Le hareng, la sardine, l'anchois, le maquereau, le thon... sont des poissons pélagiques

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Principales mesures de la loi de finances 2026 : quels impacts ?

Comme chaque année, la loi de finances comporte son lot de mesures générales relatives à l'impôt sur le revenu (IR), qui…

Plus de la moitié du cheptel normand est abattue hors région.
Viande bovine : la Normandie face aux mutations de la filière

Au Sia 2026, les allées réservées aux bovins étaient plus vides que jamais. Entre épidémies à répétition (MHE, FCO, DNC), la…

Jérémie Fleury, président de la Cuma du Bosmelet : « le fissurateur fait le boulot des vers de terre. Peut-être que dans dix ans, lorsqu’on aura retrouvé une population de vers de terre suffisante, on ne s’en servira plus. C’est notre but. Mais pour le moment, on ne peut pas faire sans. »
Casser les semelles de travail : fissurateur ou décompacteur ?

L’attention accrue portée à la structuration des sols conduit de nombreux agriculteurs à s’intéresser au fissurateur. Celui-ci…

En agriculture conventionnelle, rechercher l'autonomie alimentaire n'est pas toujours payant.
La culture du méteil en grains pas toujours rentable

Selon une étude réalisée au Ciirpo (Centre interrégional d'information et de recherche en production ovine), sur le site du…

Paul-Henry Langlois : « je ne suis pas stressé de nature. Quand je me lève le matin,  je me dis que je fais le plus beau métier du monde ».
Rencontre avec le nouveau président de JA Normandie

Paul-Henry Langlois vient de succéder à Emmanuel Roch à la présidence de JA Normandie. De la ferme du Château à Chavigny-…

Les ovalies.
Les Ovalies, un tournoi de rugby universitaire unique en Europe

La 31e édition des Ovalies va se dérouler les 8 et 9 mai prochains au stade Marcel-Communeau de Beauvais (Oise). L'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole