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Entretien du pulvé : la clé, c’est l’anticipation

Pré-contrôle, vérification systématique, contrôle technique... La vie d’un pulvérisateur est rythmée par des étapes clés d’entretien qu’il convient de mener rigoureusement pour éviter la panne.

Pour éviter les déconvenues au champ, l'anticipation des travaux d'entretien du pulvérisateur est essentielle.
Pour éviter les déconvenues au champ, l'anticipation des travaux d'entretien du pulvérisateur est essentielle.
© Marine Guillaume

À l’instar d’un tracteur ou d’une moissonneuse-batteuse, un pulvérisateur demande un entretien régulier et rigoureux. Peut-être même encore plus que ses compagnons de travail compte tenu des enjeux afférents à l’usage de cette machine. « Un pulvé tombe rarement en panne dans le hangar, ironise le responsable commercial des Établissements Allezy de Janville (28), Guillaume Berrué. Or, les fenêtres de tir pour intervenir dans les champs sont de plus en plus restrictives et exigeantes. Avoir un matériel en bon état et bien entretenu permet de s’assurer qu’il sera disponible et efficace dès lors qu’on en aura besoin. Et pour cela, il n’y a pas de secret, il faut anticiper ».

Vider, rincer, nettoyer... Un entretien régulier

Dès sa sortie de concession, le pulvérisateur peut déjà être mis sous surveillance. « Après quelques heures d’utilisation, nous faisons déjà un pré-contrôle pour détecter d’éventuelles anomalies, fuites, vérifier si le débit est cohérent... Ensuite nos techniciens suivent l’évolution des machines en fonction de l’usage sur l’exploitation et du nombre d’hectares travaillés », reprend Guillaume Berrué. Tout au long de la vie de la machine, chaque agriculteur est invité à opérer quelques manipulations à chaque utilisation : vider la cuve afin d’empêcher tout dépôt et réduire les risques de bouchage, rincer la cuve et les buses, vérifier l’ensemble de la tuyauterie, des raccords, des buses, des systèmes anti-gouttes, nettoyer le reste du pulvérisateur, etc. « Il y a également quelques opérations que nous préconisons de faire systématiquement en prévention chaque année comme la vérification de la pompe centrifuge et des pistons membranes », précise Guillaume Berrué.

Gare à l’immobilisation de la machine

Au moment de l’hivernage justement, de simples précautions de bon sens sont à respecter parmi lesquelles l’usage d’un bon antigel. « On ne réutilise pas le vieux bidon d’antigel de l’année dernière, commente Vincent Odille, gérant de Pulvé’avenir. Il faut aussi veiller à laisser les buses et les canalisations propres. Ce sont autant d’étapes importantes qui permettront une remise en route fiable ».
Autre étape importante à respecter dans la vie du pulvérisateur, le contrôle technique. « Le premier au bout de cinq ans, puis tous les trois ans, explique Vincent Odille. Attention, en cas de contre-visite, la machine sera interdite de fonctionner. Cette réglementation est en vigueur depuis 2021 et tous les agriculteurs ne l’ont pas encore en tête. On ne peut plus venir au contrôle technique en disant qu’on fera telle ou telle réparation plus tard, ça ne passe plus, la machine sera immobilisée ».

Grande influence sur les résultats économiques

Un bon entretien passe donc essentiellement par l’anticipation et le suivi régulier de sa machine, en se faisant appuyer de techniciens si nécessaire. « Bien souvent, le pulvérisateur génère des craintes de la part des agriculteurs. C’est une machine délicate qui peut faire peur et qui a une grande influence sur les résultats économiques des exploitations. Si on rate un traitement, si on rince mal une cuve et qu’on grille une culture…, cela peut être terriblement dommageable pour l’année culturale. Anticiper les éventuelles usures et problèmes techniques est donc une clé essentielle pour mettre toutes les chances de son côté ».• 

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