Aller au contenu principal

Elevage, la fièvre ne retombe pas

Mercredi, les éleveurs de Seine-Maritime se rassemblent à Forges-les-Eaux, pour qu’enfin la profession soit entendue et que des solutions pérennes à la crise soient trouvées.

file-alt-65678
© ua76

Forges-les-Eaux, dans le pays de Bray, c’est symbolique. « C’est une zone herbagère, avec encore de l’élevage, qu’il faut absolument maintenir. Notre rassemblement du 26 août FNSEA/JA doit encourager les éleveurs à faire force commune, témoigne Christine Lucas, agricultrice à Neuville Ferrières, Il faut se battre ». Les agriculteurs de tout le département de Seine-Maritime sont donc attendus pour soutenir ce territoire. « L’élevage souffre car il n’est pas prioritaire aux yeux de ceux qui nous gouvernent. Or il a un gros potentiel économique, source d’emplois, de production de qualité… En France, cela devient trop compliqué pour entreprendre », poursuit l’agricultrice.

Les éleveurs ne se sentent pas accompagnés, aussi bien par le ministère de l’Agriculture que par les parlementaires seino-marins. Mais surtout, les responsables ne veulent pas sombrer dans le fatalisme. « Enfin, on bouge pour l’élevage ; nous, éleveurs, nous étions contents de nous retrouver le 21 juillet dernier à la préfecture, nous n’allons pas nous laisser faire » poursuit Christine Lucas.

Perte de compétitivité

Le plan de soutien annoncé en juillet est certes utile pour les éleveurs en grande difficulté, mais il ne va pas résoudre tous les problèmes. « C’est juste un sparadrap apposé en urgence. Dans le canton, je vois des collègues arrêter le lait et pas des petits quotas, c’est parfois 700 000 litres », poursuit l’agricultrice.

Le pays de Bray ne veut pas se laisser mourir. « Il y a 40 ans, les Allemands et Hollandais venaient ici voir notre génétique et façon de travailler, nous étions leader en Seine-Maritime. Aujourd’hui, nous avons perdu en compétitivité, car on ne peut plus investir et on travaille 70 heures par semaine ».

A Forges, les élus seront sensibilisés, mais c’est également aux laiteries que les syndicalistes souhaitent s’adresser. « Il faut qu’elles retrouvent de l’humanité » ajoute Christine Lucas. Même son de cloche du côté des JA. Le rassemblement du 26 août a pour objectif de se faire entendre par les OPA, laiteries en premier. Aline Catoir, secrétaire générale, constate que « les agriculteurs attendent davantage, du prix et pas des primes. Pour le lait, rien n’est mis en place sur le département. Les laiteries n’ont pas fait d’annonce pour soutenir les éleveurs ».

Valoriser les prairies

Dans le pays de Bray, où les élevages spécialisés sont plus nombreux que dans le reste du département, il est difficile de valoriser les prairies autrement que par les bovins. « Nous avons choisi cette date car c’est le jour du concours de Forges, vitrine d’excellence de la production, elle montre la dynamique de l’élevage seino-marin, explique Aline Catoir. Nous allons montrer notre capacité à nous mobiliser. Que font les élus pour maintenir l’élevage dans le département?». La réponse est attendue ce mercredi 26, à 12h, à Forges.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Les ovalies.
Les Ovalies, un tournoi de rugby universitaire unique en Europe

La 31e édition des Ovalies va se dérouler les 8 et 9 mai prochains au stade Marcel-Communeau de Beauvais (Oise). L'…

Pour Albéric Avenel, « Chaque brin d’herbe doit servir à faire du lait ».
Prolonger le pâturage l’été grâce aux stocks sur pied

Stocker de l’herbe sur pied est une technique simple, économique, qui peut s’adapter à différents contextes. Elle fait partie…

Jérémie Fleury, président de la Cuma du Bosmelet : « le fissurateur fait le boulot des vers de terre. Peut-être que dans dix ans, lorsqu’on aura retrouvé une population de vers de terre suffisante, on ne s’en servira plus. C’est notre but. Mais pour le moment, on ne peut pas faire sans. »
Casser les semelles de travail : fissurateur ou décompacteur ?

L’attention accrue portée à la structuration des sols conduit de nombreux agriculteurs à s’intéresser au fissurateur. Celui-ci…

Paul-Henry Langlois : « je ne suis pas stressé de nature. Quand je me lève le matin,  je me dis que je fais le plus beau métier du monde ».
Rencontre avec le nouveau président de JA Normandie

Paul-Henry Langlois vient de succéder à Emmanuel Roch à la présidence de JA Normandie. De la ferme du Château à Chavigny-…

De g. à d. : Hélène Méline, salariée, Jean-Joseph Roussignol, président de l'association, Jean-Luc Duclos, trésorier, et Sophie Adam, vice-présidente.
Solidarité Paysans 76 : un collectif toujours sur le pont

L'association Solidarité Paysans 76 qui vient en aide aux agriculteurs en difficulté a tenu son assemblée générale le 23…

Dans son atelier, Raynald Delattre travaille sur une sellette de vannier (établi de genoux) qu'il a lui-même perfectionnée pour faire pivoter ses pièces. 
Osiériculteur vannier, retour sur un métier ancestral

Après 31 années passées au service de l'Office national des forêts (ONF), Raynald Delattre, 56 ans, a opéré un retour aux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole