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Des portes ouvertes très attendues au Gaec Baril

Près de 180 personnes se sont déplacées sur l'exploitation de la famille Baril, à Turretot, pour une journée portes ouvertes consacrée principalement au robot de traite et à l'alimentation du troupeau.

Passionné par son métier d'éleveur laitier, c'est avec un grand sourire que Nicolas Baril, 26 ans, accueille ses nombreux visiteurs d'un jour, principalement des éleveurs et des salariés agricoles du département, très intéressés par la démonstration des deux robots de traite en activité sur la ferme.

Modernisation de l'exploitation familiale

BTS Acse en poche (obtenu au lycée agricole d'Yvetot), Nicolas a rejoint ses parents il y a quatre ans pour reprendre le Gaec avec Marie-Jo, sa mère, lors du départ à la retraite de son père. L'exploitation en polycuture élevage d'une surface agricole utile de 175 hectares comporte un atelier laitier (le lait est intégralement commercialisé via la coopérative Sodiaal avec un droit à produire de 1 050 000 l), un atelier de porcs charcutiers ainsi qu'une fabrique d'aliments.

Il y a deux ans, après mûres réflexions et l'assentiment de ses parents, le jeune homme s'est lancé dans l'augmentation du troupeau et la modernisation de l'atelier lait. Finie l'aire paillée et le travail de traite « à l'ancienne ». Le troupeau compte désormais une centaine de Prim'Holstein qui ne se sont jamais aussi bien portées. « Nous avons commencé par réaménager l'existant pour diminuer les coûts d'élevage, raconte le jeune homme, et mis en place par exemple 120 logettes matelas paillées avec fumière et racleurs. Puis une fois que nos Prim'Holstein se sont habituées, nous avons investi dans deux robots de traite GEA DairyRobot R9500 pour gagner en confort et en temps de travail ».

De la sorte, Nicolas prépare aussi le départ à la retraite de sa mère. « D'ici deux ans ma mère va s'arrêter. Je vais me retrouver seul sur l'exploitation et inutile de souligner qu'il me sera très difficile de trouver du personnel puisque c'est déjà le cas aujourd'hui », souligne le jeune homme. « Les robots me permettent de diminuer la pénibilité de certaines tâches, mon temps d'astreinte journalier et d'être plus libre dans la gestion quotidienne de mes différentes tâches ». La santé des bêtes s'est également améliorée. « Elles ont moins de mammites et produisent plus et mieux », souligne Nicolas.

Un investissement bien dimensionné

Pour « voir loin, assurer le développement économique du Gaec », et contribuer à assurer à Marie-Jo et Nicolas un meilleur confort de travail, 270 000 euros ont été nécessaires. « Ce montant comprend robots, cellules, vis et maçonnerie ».

Après un an de mise en service des robots, « nous avons ajusté la complémentation au robot de nos vaches avec l'entreprise Yseo afin de sortir plus de lait et à un meilleur coût puis révisé l'intégralité de nos plans d'alimentation ».

Toujours très actif, Nicolas ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et réfléchit aujourd'hui à rafraîchir les bâtiments.

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