Des étudiants d'UniLaSalle Beauvais installent Farming Simulator dans une véritable cabine de tracteur
Ils sont en 3e année du bachelor Agritec UniLaSalle Beauvais. Dans le cadre de leur cursus, ces étudiants ont mené pendant 18 mois un projet collectif de mise en application des matières enseignées grâce à l'atelier de l'école sur place et aux possibilités offertes par l'Agrilab.
Ils s'appellent Nathan, Maxime, Nicolas, Noah, Simon, Marius et, avec l'aide de leur encadrant principal Nicolas, ont eu l'idée de connecter le jeu Farming Simulator à une véritable cabine de tracteur. « Ils ont commencé leur projet en deuxième année, ont tout imaginé, modélisé, y ont passé beaucoup d'heures et se sont énormément impliqués pour y arriver », se félicite Nikita Fédoreff, responsable de formation à UniLaSalle Beauvais.
« L'idée est née en 2025 lors d'une séance de prototypage. Nous voulions aller plus loin dans le réalisme en connectant une véritable cabine de tracteur au jeu bien connu afin que ce soit un outil d'apprentissage encore plus réaliste », explique Nathan. Et c'est vrai qu'on s'y croirait ! En actionnant les manettes et le volant, sur l'écran fixé à la place du pare-brise, on s'empare virtuellement de balles de paille avec la fourche avant du tracteur et on manœuvre pour aller les déposer sur un plateau. L'environnement graphique du jeu est très proche de la réalité, l'immersion est totale.
« Agco nous a confié en septembre 2025 une véritable cabine de tracteur que nous avons installée sur un châssis confectionné par nos soins, puis sur roulettes pour pouvoir la déplacer. Nous avons remplacé le pare-brise par l'écran, branché un ordinateur, installé l'électricité puis tout le travail a consisté à transférer les actions choisies par du joueur, habituellement sur smartphone, tablette ou console de jeu, vers les manettes de la cabine : pédales, joy stick, volant, boutons... », poursuit le jeune passionné.
L'équipe y est parvenue pour une grande partie des fonctionnalités, mais il en reste encore à transférer, notamment les effets de la transmission variable, pour que l'illusion soit parfaite.
Ressources mobilisées
Pour arriver à ce résultat, les jeunes ont travaillé des heures à rechercher de la documentation, créer des programmes informatiques, souder, faire des impressions 3D, trouver des moyens d'adaptation... Bref : allier la théorie apprise en cours à la pratique. Au fur et à mesure de l'avancée du projet, ils ont documenté leur démarche, détaillé la méthodologie afin que le simulateur-cabine puisse être perfectionné par d'autres étudiants dans l'avenir. « Il nous reste à ajouter le GPS, le boîtier Datatronic, par exemple pour compter les balles pressées lors d'un chantier, visualiser le niveau de carburant... », regrette le groupe qui ne pourra pas aller beaucoup plus loin, l'année scolaire touchant à sa fin. N'empêche : ce qu'ils ont réalisé est parfaitement bluffant et le jury devant lequel ils vont le présenter devrait être séduit par cette initiative.
Rappelons que ces jeunes formés aux nouvelles technologies embarquées, à la robotique et aux OAD (outils d'aide à la décision) sont particulièrement appréciés des concessionnaires agricoles, des constructeurs ou des bureaux d'études auprès desquels 80 % trouvent un emploi.•