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Des députés soutiennent le développement d’une filière lin d’excellence.

Présenter les savoir-faire de la Normandie, soutenir la filière lin et promouvoir la consommation du lin, le cheval de bataille de 50 députés.

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Le 13 juillet, Xavier Batut s'est rendu sur plusieurs sites de la filière lin dans le département.
© © Catherine Hennebert


Xavier Batut, député de Seine-Maritime, a passé la journée du 13 juillet avec les acteurs de la filière lin. Accompagné d’autres députés, il a été reçu à la Linière de Bosc Nouvel à Valmartin, au tissage du Ronchay à Luneray, chez Terre de Lin à Saint-Pierre-le-Viger et enfin chez Ecotechnilin à Valliquerville.
Ce déplacement fait suite au courrier adressé le 29 juin dernier par 50 députés au Premier ministre, au ministre de l’Agriculture et au ministre des Finances, pour demander que cette filière ne soit pas oubliée dans le plan de relance post-Covid.
Dans ce courrier, il est demandé de prêter une attention particulière à cette filière qui subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire.
Il alerte sur les besoins d’accompagnement des liniculteurs qui vont devoir stocker leurs pailles. « Il nous faut trouver une articulation avec les services de Bercy pour financer le stockage du lin », précise Xavier Batut. Le ministère de l’Agriculture a déjà saisi préfectures et Draaf pour évaluer les besoins en stockage. Les responsables de la filière lin sont convaincus que dans 2 à 3 ans, les acheteurs reviendront sur le marché du lin. Les aides au stockage sont donc pertinentes car la filière devra être prête à ce moment-là.
Marché mondial
Le président de Terre de Lin, Guillaume Hemeryck, a tenu a rappeler que c’est un privilège pour la filière de pouvoir exporter. « Le lin est un marché mondial et il le restera », même si dans le cadre du plan de relance, il est envisagé une réflexion sur la création de filatures en France. Dans le courrier, les députés demandent également l’extension à trois ans du prêt garanti par l’Etat (PGE) et un remboursement de la première traite à 36 mois.
Enfin, pour relancer la consommation grand public, la filière aura besoin d’aides à la promotion, en partenariat avec les marques et les distributeurs. Le président de la CELC (European confederation of flax and hemp), Pascal Prevost, a bien insisté sur l’importance d’actions de communication visant à promouvoir cette matière éco-responsable. « La crise du Covid a fait émerger des attentes des consommateurs en matière de proximité, de naturalité, de labellisation, d’économie circulaire…le lin coche toutes les cases mais pour le moment, il nous faut faire le gros dos et organiser notre production en faisant une pause ».
Dans leur courrier aux ministères, les députés demandent également un accompagnement financier de la filière lin dans ses démarches d’innovation et la création d’un cluster économique pour mieux structurer la filière. Ils alertent également l’Etat sur les atouts techniques du lin, qui pourraient servir les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des énergies renouvelables, gros utilisateurs de fibres de carbone ou de verre.•

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