Aller au contenu principal

Des agneaux bio avec les protéines de la ferme

Profitant des méteils et de la pousse printanière des prairies riches en légumineuses, cet éleveur ovin bio cherche à limiter l’achat de concentrés.

Profitant des méteils et de la pousse printanière des prairies riches  en légumineuses, cet éleveur ovin bio cherche à limiter l’achat de concentrés.
En privilégiant l’herbe comme aliment pour produire des agneaux, l’éleveur assure l’autonomie protéique du cheptel à moindre coût.
© Marie-Line Barjou

Jean-Christophe Reix met en valeur 85 ha de petites terres avec 380 brebis et cultive aussi une quinzaine d’hectares en céréales bio destinées à l’alimentation humaine. Il a mis en place une combinaison de pratiques qui convergent toutes vers le même objectif : vendre des agneaux sans recourir, ou très peu, à l’achat d’aliments. Pour cela, il produit de l’agneau d’herbe en calant l’unique période d’agnelage de janvier à mi-mai pour profiter au mieux de la pousse de l’herbe. « Je compte d’abord sur la production d’herbe de l’exploitation, décrit l’éleveur. Je n’achète que ce qui est essentiel et que je ne peux pas produire facilement, c’est-à-dire du concentré complémentaire azoté pour améliorer les rations des brebis ou pour ajouter au mélange céréales-protéagineux de finition des derniers lots d’agneaux. »

Un méteil en remplacement du concentré

L’éleveur bio cultive des prairies semées en mélange multi-espèces pour assurer une production d’herbe régulière et de qualité. Associant ray-grass anglais, fétuque élevée, fléole des prés, trèfles blanc, violet et de perse, les prairies diversifiées restent en place de cinq ans à sept ans. Les fourrages récoltés sont riches en matières azotées avec des teneurs en protéines réellement digestibles dans l’intestin grêle (PDI) pouvant atteindre 95 g. Utilisés en première coupe de foin, ces fourrages appétents, riches en protéines et peu encombrants, sont un aliment de choix d’enrichissement de la ration des brebis en fin de gestation et en début d’allaitement. À ces périodes, ils permettent de réduire le recours aux concentrés.

L’éleveur cultive aussi des méteils associant céréales et protéagineux (triticale, avoine et pois) pour produire un concentré à 16 % de protéines, adapté aux besoins des brebis en production et des agneaux en finition. « En bio, les aliments achetés sont hors de prix ; il vaut mieux produire sa matière azotée soi-même ». L’éleveur pratique aussi le pâturage tournant en gardant un faible chargement. « Le pâturage tournant me permet d’offrir une herbe jeune et riche en protéines de façon renouvelée pendant la saison d’herbe. » La combinaison de ces pratiques limite les achats et assure le revenu d’une personne dans une région agricole à faible potentiel. •

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Elody et Sébastien Marc, de l’exploitation bio « Les Jardins de Marcelle », présentent leur production de légumes, plants et graines sur leur stand au Sia 2026.
Sia : nos producteurs seinomarins régalent les papilles

Dans le Hall 7.2 les régions ont attiré des centaines de visiteurs dès ce premier week-end du salon. Et sur le pavillon…

La Seine-Maritime accompagne ses producteurs au Sia

La Seine-Maritime sera présente au Salon international de l'agriculture (Sia) qui se tient à Paris du 21 février au 1er…

ComLin (Agylin, Coopérative du Neubourg et Terre de Lin) classe près de 5 000 lots par an. Ce classement permet de segmenter la production selon 6 critères : nature, couleur, force, finesse, homogénéité et longueur. Ici un échantillon de lin d'hiver à qui les experts ont donné une excellente note.
AG Terre de Lin : « la véritable force est avant tout humaine »

Un volume de paille record pour la récolte 2024 et une récolte 2025 plutôt légère.

Veau malade.
FCO-3 : une vague de naissances de veaux “débiles” dans les élevages cet hiver

La fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotype-3 est passée à l’été et l’automne 2025 dans les élevages bovins et ovins seinomarins…

Loïc Charron a choisi l'Eure pour être au cœur du tissu économique du lin.
Une usine flambant neuve pour s'implanter au cœur du tissu économique du lin

Après le négoce, Norlin, société nordiste, a choisi de réindustrialiser le teillage de la fibre courte en Normandie.

L'année dernière, le club NCRC a animé les 120 m2 de circuits radiocommandés. Les pilotes feront revivre la zone avec des camions, des pelleteuses et des tracteurs à l'échelle 1/14e et 1/16e.
Du plus petit au plus grand : miniatures agricoles à Yerville

Après avoir frôlé les 5 000 visiteurs l'an passé, l'événement "L'agriculture, une passion même en miniature" revient ce…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole