Aller au contenu principal

Dérogation exceptionnelle au brûlage du lin

Le brûlage des pailles de lin, habituellement interdit dans le cadre de la BCAE 3, pourra être exceptionnellement autorisé cette année sur certaines parcelles de Seine-Maritime. Cette décision intervient à la suite des orages de grêle des 13 et 25 juin derniers, qui ont gravement endommagé plusieurs cultures.

Les intempéries de juin ont rendu la récolte et l'enfouissement impossibles. Face à cette situation, l'État a reconnu un cas de force majeure, ouvrant la voie à une dérogation encadrée.

Une dérogation ciblée

Seules les communes touchées par ces évènements climatiques sont éligibles. La liste et la carte des territoires concernés figurent en annexes officielles. Retrouvez toutes les communes sur le site de la DDTM de Seine-Maritime. Les exploitants doivent déposer une demande individuelle (formulaire également sur le site de la DDTM) de reconnaissance de force majeure auprès de la DDTM de Seine-Maritime (annexe 2). Celle-ci devra préciser, les parcelles concernées et leur superficie, la preuve de l'impossibilité de récolter et d'enfouir la paille ainsi que le caractère massif et humide des végétaux restés au sol. Des photos justificatives pourront appuyer la demande. Aucune dérogation ne sera accordée en cas de volume trop faible de lin non récolté.

Des conditions strictes pour le brûlage

Le brûlage des pailles ne pourra intervenir qu'après accord formel de la DDTM et dans le respect d'un protocole de sécurité strict. Il conviendra d'informer le SDIS et la mairie de la commune concernée, de sécuriser la parcelle (détourage si possible). De plus, nécessité de se maintenir à une distance minimale de 200 mètres d'un bois ou d'une forêt, d'assurer une surveillance permanente du feu et de disposer de moyens de maîtrise pour éviter toute propagation. Les exploitants devront être en capacité d'alerter immédiatement les pompiers en cas de débordement et de garantir une présence visible sur le terrain (exploitant, tracteur...).•

Il a dit

" La dérogation obtenue en Seine-Maritime et plus largement en Normandie était attendue par ceux qui, malheureusement, ont connu des aléas climatiques sur leurs parcelles de lin. On ne peut que se féliciter de la réactivité de nos administrations départementales et régionales pour porter et obtenir du ministère cette dérogation demandée par nos syndicats. Nous savons maintenant qu'il est possible d'avoir de tels assouplissements de la réglementation. Sachons-nous en souvenir si d'autres situations, même plus locales, l'exigent, au nom du bons sens et du pragmatisme. "

Témoignage de Bruno Ledru, président de la FNSEA 76

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Eau/irrigation : en finir avec les mythes

La revue Agriculture et Eau, fondée par Gil Rivière-Wekstein, a présenté, à l'assemblée générale des Irrigants de France, un…

L'accord signé prévoit le versement d'une somme de 1 000 euros par an, et par équivalent pylône pour les lignes 400 kV et de 375 euros par an pour les lignes 225 kV.
Quand la mobilisation syndicale et professionnelle porte ses fruits

Un accord national vient d'être signé entre la FNSEA, RTE et Chambres d'agriculture France. Ce dispositif inédit, négocié d…

Octobre rose : le monde agricole se mobilise aussi

Ce mois est aussi celui d'Octobre rose. Les initiatives se multiplient sur le terrain et le monde agricole n'est pas en reste,…

Fiona Carré a fait le choix de transformer elle-même le lait de ses brebis. Dans son atelier de transformation, elle produit des yaourts, des fromages frais et affinés. La lacaune est la race de brebis laitière la plus productive.
Ovins lait : le pari de la transformation à la ferme

Installée depuis 2023 dans les Ardennes, Fiona Carré a fait le choix de transformer elle-même le lait de ses brebis. Après un…

Sept ans après la reprise de la première structure, Estelle Lesage incarne la troisième génération à la tête de l'exploitation familiale.
Une installation au féminin dans l'Eure

Estelle Lesage, agricultrice dans le département de l'Eure, nous a ouvert les portes de son exploitation. Elle revient sur son…

Pour les exploitants agricoles, le mandat de protection future permet d'anticiper une éventuelle incapacité et d'assurer la continuité de l'exploitation tout en protégeant le patrimoine et la famille de l'exploitant.
Mandat de protection future : un outil simple pour protéger son exploitation et sa famille

En cas d'accident ou de maladie, la continuité de l'exploitation est un véritable enjeu, en particulier pour les exploitants…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole