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Lait
Création d’Oplase SA pour renforcer le poids des producteurs

Les producteurs de l’Association des producteurs laitiers normands (APLN) se sont réunis lundi 24 octobre pour comprendre l’évolution de leur organisation de producteurs, l’Oplase.

© Jérôme Chabanne

Après l’accueil de Nicolas Fontaine, président de l’APLN, et d’une présentation de la conjoncture laitière, Michel Rohrbach, président de l’Oplase, a présenté aux producteurs présents la création d’Oplase SA. « Le défi aujourd’hui c’est de vous expliquer le contexte. En ce qui concerne l’OP, elle existe toujours et fonctionne. Le but de ce que l’on fait en créant cette société, c’est de reprendre le pouvoir sur notre avenir. Il y a deux ans, Eurial dénonçait le contrat pour réduire le volume de 100 millions de litres. Aujourd’hui nous avons une chance avec nous, le contexte laitier a changé, c’est maintenant que nous pouvons prendre des décisions humaines et économiques. C’est ainsi que le conseil d’administration de l’Oplase a décidé de créer Oplase SA. Créée en trois semaines, elle est inscrite au registre du commerce depuis le mois d’août. Le but est de pouvoir vendre notre lait à plusieurs acheteurs et de faire marcher la concurrence. » « Je ne livre donc plus de lait à Eurial, tout comme l’intégralité des producteurs de mon association locale (l’association des huit  cantons), a-t-il ajouté. Cela représente 28 producteurs pour 18 millions de litres de lait. »


En quoi consiste OPLASE SA ?

« Oplase SA, dont l’OP est majoritaire, est située dans l’Eure, a précisé le président de l’Oplase. C’est une société commerciale avec une comptabilité, une fiscalité, et des statuts juridiques différents d’une OP. La relation avec l’acheteur n’est plus un accord mais devient bien une vraie relation acheteur-vendeur. Oplase SA compte actuellement trois acheteurs de lait, mais tous les producteurs restent bien adhérents à une seule et même OP. Nous formons une même famille et c’est ce qui fait notre force. L’objectif est bien de rester unis pour avoir du poids dans cette relation acheteur-vendeur. Oplase SA est 100 % indépendante, elle devient le premier acheteur, et réalise les paies de lait, la gestion des camions. Cela demande beaucoup d’implication et un plus gros devoir collectif. Ce qui change pour les producteurs, c’est la signature du contrat-cadre. Il ne sera plus à signer avec Eurial mais bien avec Oplase SA, qui signera ensuite le contrat d’application avec Eurial. »
De son côté, Nicolas Fontaine ajoute qu’« il y a un vrai sujet concernant les tanks, qui, pour les producteurs de l’APLN appartiennent à 80 % à la laiterie. Pour rentrer dans cette démarche et avoir plusieurs acheteurs, la première étape est d’avoir son tank en propriété ».

La demande de volume est toujours possible

Ouverte depuis le 1er juillet, la demande de confortation ou de développement est toujours possible. Pour 2022, il y a une ouverture exceptionnelle pour augmenter son volume sur la campagne 2022, notamment pour les producteurs qui risquent de dépasser leur volume. •
 

 

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