Aller au contenu principal

Anefa : des Nima motivés pour travailler dans l'agriculture 

L'Association nationale paritaire pour l'emploi et la formation en agriculture (Anefa) a organisé une table ronde donnant la parole à des Nima (non-issus du milieu agricole)* qui ont livré leurs témoignages de reconversion dans l'agriculture et les raisons de leur motivation.

© AdobeStock

La reconversion professionnelle vers l'agriculture, levier important pour répondre aux enjeux de renouvellement des générations dans les prochaines années, est possible après une première vie professionnelle au travers des compétences acquises qui peuvent être transférables dans les métiers agricoles. C'est ce qu'a montré, à l'aide de témoignages de Nima, une table ronde organisée par l'Anefa fin février au Salon international de l'agriculture.

C'est ainsi que Florine Richard, 21 ans, diplômée d'un CAP de la petite enfance est en pleine reconversion vers l'agriculture. " La puériculture n'était pas ma voie. J'ai voulu exercer une activité me rapprochant des animaux et de la nature. Je suis actuellement en stage sur une exploitation de vaches laitières ". Elle verra si par la suite cette reconversion la conduit à une reprise d'exploitation. Jérôme Frohlich, 53 ans, ancien militaire, salarié agricole supervisant six autres salariés d'une exploitation d'élevage porcin en Bretagne, parle avec enthousiasme de son nouveau métier : " Je travaille comme si l'exploitation était à moi. Le dimanche soir je suis heureux de me dire que le lendemain matin je reprendrai le boulot ". Les salariés agricoles ne sont plus, comme il y a une cinquantaine d'années, " des commis de ferme ". Aujourd'hui les salariés " cherchent à comprendre et participent à la réflexion de l'exploitant ". " Il n'est pas rare de trouver des bac +4 ou +5 ". Son conseil à ceux qui s'intéressent à l'agriculture : " Soyez curieux. Formez-vous ". Pour cela, " il faut que l'exploitant laisse du temps au salarié pour se former ", ajoute-t-il, affirmant sa fonction de président des salariés agricoles du Morbihan.

De la restauration au maraîchage

Le témoignage de Baptiste Saulnier montre comment on peut entrer dans un métier de l'agriculture après s'être enrichi dans d'autres secteurs. Âgé de 44 ans, il a été d'abord un sportif de haut niveau en hockey sur gazon. Puis il a travaillé comme ramasseur de verres utilisés dans des bars, plongeur, cuisinier, puis a monté des restaurants avec des associés. Féru de gastronomie et curieux de savoir d'où viennent les produits qui font de la bonne cuisine, il a voulu en produire lui-même. Il a suivi des formations de maraîchage, dont chez Jean-Martin Fortier, agriculteur canadien qui met au point des techniques de maraîchage biologique intensif sur des micro-fermes, et chez Eliot Coleman pionnier américain de l'agriculture biologique sur petites surfaces. " J'ai appris en travaillant. Les formations pratiques sont plus répandues qu'en France dans les pays anglophones ", a-t-il commenté. Revenu en France, Baptiste Saulnier a conçu et piloté le jardin potager du château de Chambord. Fort de cette expérience, il a monté l'organisme " Cultive ", qui dispense des formations et un accompagnement personnalisés pour apprendre à démarrer et gérer efficacement une ferme agroecologique en maraîchage, arboriculture et petit élevage. Baptiste Saulnier a une haute considération pour le métier d'agriculteur : " Nourrir mes concitoyens est une fierté pour moi. Prendre soin de la biodiversité c'est gratifiant ". Pour lui le métier d'agriculteur est un des plus complets : " Il faut être entrepreneur, commerçant, technicien mais pas seulement car il faut aussi gérer les aléas qui mettent de la surprise dans la vie ".•

* Le CGAAER conseille de les appeler " agriculteurs à l'essai ".

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Livraison d'engrais dans une exploitation.
Plan engrais : une aide possible dès le 1er août 

La mobilisation de la FNSEA et de son réseau, à Bruxelles et à Strasbourg, pour obtenir une aide face à l'envolée du prix des…

Victor et sa mère Élisabeth Leforestier, sont prêts à accueillir les gourmands de myrtilles durant tout l'été. N'oubliez pas d'amener vos seaux !
Myrtilles de pleine terre : une diversification originale dans le pays de Caux

La cueillette de myrtilles de pleine terre est ouverte sur la ferme de la famille Leforestier à Sainte-Colombe.

L'ouverture générale de la chasse est fixée au dimanche 20 septembre, à 8 heures. 
Saison de chasse 2026-2027 : les dates sont connues

L'arrêté fixant les dates d'ouverture et de clôture de la chasse en Seine-Maritime pour la campagne 2026-2027 a été publié le…

Sénat.
Projet de loi d’urgence agricole : députés et sénateurs s'accordent en CMP sur un texte de compromis

Fumée blanche au Palais du Luxembourg. Les sept députés et sept sénateurs, réunis le 16 juillet en commission mixte paritaire…

Les jeunes sont-ils motivés pour s'installer en agriculture ?

La réponse avec Valérie, éleveuse de Montbéliarde en Isère.Vidéo réalisée en partenariat avec Sanders. Collaboration…

Un quart des accidents avec un engin agricole concerne les moins de 25 ans.
Accidents d'engins agricoles : les jeunes conducteurs en première ligne

Chaque année, de jeunes conducteurs de tracteurs et de machines agricoles sont impliqués dans un accident de la route. À…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole