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02.77.64.57.76, un numéro pour lutter contre le frelon asiatique.

« A partir du mois d’avril jusqu’en juin, c’est la période idéale pour détruire le frelon asiatique. C’est à ce moment que les fondatrices sortent de leur période d’hivernage et construisent le nid primaire, plus facile à repérer et plus accessible » explique Donatien Sénecal, apiculteur à Saint-Victor-l’Abbaye.

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Nid primaire en début de construction. Pas plus gros qu’une balle de ping-pong.
© D.R.


Dans un abri de jardin, dans un nichoir, dans un cache moineaux, dans une haie ou un grenier… la fondatrice va développer sa colonie. Le nid est à hauteur d’homme et il a la taille d’une balle de ping-pong. Il va grossir jusqu’en juin puis la colonie part construire un nid secondaire en hauteur, plus difficile à repérer car très discret.

Observation et vigilance dès le mois d’avril
« Le piégeage artisanal à la sortie de l’hiver n’est pas efficace. Le nombre de nids ne diminue pas pour autant. De plus, tous les autres insectes sont également piégés.  Début novembre, détruire le nid secondaire a également peu d’intérêt car toutes les fondatrices sont parties pour hiverner. Aujourd’hui, nous encourageons à la destruction du nid primaire, entre avril et juin. Et pour cela, il existe un nouveau système de lutte ».

www.frelonasiatique76.fr
La préfecture de Seine-Maritime, le Département, le GDMA76 et le Fredon Haute-Normandie ont mis en place une plateforme départementale de lutte collective du frelon asiatique. Cette plateforme commune avec l’Eure est destinée à tout le monde. Un numéro unique et un site permettent d’avoir des informations sur le frelon  : des photos facilitent son diagnostic, des explications permettent de mieux connaître son cycle de développement, des interlocuteurs peuvent répondre à toutes les questions.
Une fois le nid localisé, il ne faut pas s’approcher à moins de 5 mètres et contacter aussitôt la plateforme qui communiquera le nom d’une entreprise conventionnée, utilisant des produits et méthodes de destructions agréés (pyrèthre naturel).
Une destruction sauvage du nid (tir au fusil, utilisation d’une lance à eau…) engendre un risque très élevé d’attaque collective de la colonie, favorise la dispersion des reines qui recréeront d’autres nids. En faisant appel à une société conventionnée, les particuliers pourront bénéficier d’une prise en charge du Département, à hauteur de 30% du prix de l’intervention, avec un maximum de 30 euros par nid. Certaines communes prennent également en charge une partie de l’intervention. La commune peut envoyer un message via le site internet, en précisant le montant de sa participation. Elle sera référencée en tant que commune soutenant la lutte collective et les administrés seront informés via la plateforme du montant de la prise en charge. Ils pourront faire parvenir leur facture pour remboursement du montant.
« Les apiculteurs piègent dès que le frelon asiatique se rapproche de leurs ruches. Nous commençons à voir des attaques fin juillet et il y a une grosse pression en septembre et octobre ». A cette époque, Donatien Sénecal installe des pièges près de ses ruches. Disponible auprès de Véto-Pharma, laboratoire pharmaceutique dédié à l’abeille, le Vespacatch a été conçu pour capturer spécifiquement les frelons asiatiques. Pour l’apiculteur, il est le seul efficace aujourd’hui.  Vendu en carton de 50 pièges, il peut toujours être envisagé d’organiser une commande groupée.

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