Un pragmatisme sans tabou face aux crises
Lors du huis clos des régions ce mercredi 4 février au Congrès national de la Fédération nationale bovine (FNB) à Cournon-d'Auvergne (63), Emmanuel Grossin, éleveur dans la Manche, a porté la voix de la Normandie. Entre colères sanitaires, critiques du système assurantiel et défense du revenu, le représentant normand a appelé à des actes forts pour pérenniser l'élevage.
Lors du huis clos des régions ce mercredi 4 février au Congrès national de la Fédération nationale bovine (FNB) à Cournon-d'Auvergne (63), Emmanuel Grossin, éleveur dans la Manche, a porté la voix de la Normandie. Entre colères sanitaires, critiques du système assurantiel et défense du revenu, le représentant normand a appelé à des actes forts pour pérenniser l'élevage.
Le constat est sans appel : si la Normandie reste un bastion de l'élevage, elle s'essouffle face aux crises sanitaires persistantes. Emmanuel Grossin, éleveur et porte-parole de la délégation normande, a particulièrement pointé du doigt la tuberculose bovine qui « ronge le moral » des éleveurs du Calvados et de l'Orne depuis 2011. Avec encore six foyers recensés en 2025, la pression reste constante. Pourtant, une lueur d'espoir subsiste avec la sortie de la zone de la forêt de Brotonne en début d'année. Un succès que l'éleveur attribue à une gestion « radicale et sans tabou », incluant l'abattage total des cervidés et blaireaux contaminés. Mais le cri du cœur est là : « Il aura fallu 20 ans pour éteindre l'incendie ! ». Pour la Normandie, l'État doit désormais agir « vite et fort » dès l'apparition du premier foyer pour éviter des décennies de restrictions.