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Un guide de la biodiversité pour concilier agronomie, économie et faune sauvage.

L’AGPB et l’office français de la biodiversité ont travaillé ensemble pour proposer un ensemble de mesures favorables à la biodiversité en grandes cultures.

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© Pixabay

En collaboration avec l’office français de la biodiversité, l’AGPB a travaillé au développement de 9 pratiques adaptées aux exploitations de grandes cultures.

Ces pratiques, issues d’un retour d’expérience de 100 agriculteurs engagés dans le programme Agrifaune, sont regroupées aujourd’hui dans un guide de recommandations en accès libre sur le site de l’AGPB et le portail technique de l’OFB.

Parmi ses bonnes pratiques en faveur de la biodiversité : l’amélioration de la qualité écologique des bordures de champs, la mosaïque culturale, les aménagements parcellaires, la gestion alternative des zones herbacées, la protection de la faune sauvage durant les travaux agricoles, la couverture des sols et l’aménagement des corps de ferme. Dans chaque fiche, le lecteur trouve des conseils et des méthodologies pour la mise en place d’aménagements et de pratiques conciliant agronomie, économie, environnement et faune sauvage.

 

Favoriser bordures de champs et lisières

L’optimisation des bordures de champs permet le développement des auxiliaires favorables aux cultures. Une bordure de champs fonctionnelle est composée d’espèces pérennes, diversifiées et nectarifères, exempte d’adventices. Elle mesure entre 1 et 2 mètres de large, doit être préservée des interventions mécaniques et chimiques, et ne nécessite pas d’entretien durant la période estivale. Le programme Agrifaune a développé des outils (Ecobordure et typologie des bords de champs en plaine céréalière) de diagnostic de l’état écologique des bordures.

Une bordure en mauvais état peut être re-semée avec des mélanges de plantes pérennes qui peuvent être opérationnelles de nombreuses années : paturin commun, fétuque rouge, achillée millefeuille, centaurée jacée, grande marguerite, millepertuis perforé plantain lancéolé, luzerne lupuline… Un semoir spécifique peut souvent être mis à disposition sur demande par les partenaires d’Agrifaune.

Dans les zones de plaine, la quantité de lisières disponibles a diminué avec les remembrements. Elles sont pourtant nécessaires au développement des populations d’environ 90 % des auxiliaires. Il est possible d’augmenter la proportion des lisières sans alourdir le travail de l’agriculteur. Pour allier débit de chantier et biodiversité, les parcelles rectangulaires sont à privilégier : couper les parcelles tortueuses en les découpant en îlots de forme optimale permet d’optimiser les travaux en supprimant les courts tours, les faux angles et les fortes courbes.

Toutes ces zones peuvent être alors aménagées en vue d’augmenter la capacité d’accueil du territoire.Installation de nichoirsLes bâtiments d’exploitation abritent des espèces d’oiseaux utiles en plaine céréalière. En créant des aménagements spécifiques tels que les nichoirs dans les bâtiments ou dans les arbres, Il est possible d’augmenter la présence des hirondelles, des faucons crécerelles, des chouettes effraies, des mésanges ou des chauve-souris consommateurs de micromammifères ou d’insectes nuisibles.

Naturellement ces espèces s’installent dans les bâtiments agricoles et il suffit parfois d’y conserver des entrées afin qu’elles puissent y effectuer leur reproduction.  Les nichoirs devront être positionnés à l’abri des ventes dominants et des intempéries, de préférence vers le sud ou l’est. Il faudra tenir compte des habitudes de chaque espèce : par exemple pour le faucon crécerelle, l’installation du nichoir doit se faire à l’extérieur,  à 6 mètres de haut minimum.

En savoir plus : www.agpb.fr

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