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FCO : la vaccination recommandée des bovins et ovins

Depuis août 2023, une nouvelle souche du sérotype 8 de la FCO circule dans le sud du Massif Central. Par ailleurs dans le nord de l’Europe, principalement aux Pays-Bas, plus de 4 000 foyers de FCO sérotype 3 ont été confirmés.

Face à cette situation de probable tenaille aux beaux jours, la vaccination des animaux contre la FCO sérotype 8, en particulier du cheptel souche, est fortement recommandée pour protéger les élevages.

Pourquoi vacciner ?

La nouvelle souche de FCO sérotype 8 provoque des signes cliniques plus graves que la souche « historique ». Elle touche les élevages bovins et ovins et peut entraîner la mort d’animaux adultes. Ainsi, à l’automne, elle a provoqué une épizootie importante avec plus de 1 500 foyers. Elle s’est propagée rapidement dans plusieurs régions françaises (cf carte).

Pour mémoire, la FCO est une maladie virale vectorielle. C’est-à-dire que la maladie est diffusée par les piqûres de moucherons, les culicoïdes, de ruminants à ruminants. Cette particularité fait craindre une propagation marquée avec les températures printanières clémentes. De plus, il n’existe pas de traitement spécifique. Seule la vaccination constitue un moyen de parade efficace. La lutte contre les moucherons revêt aussi un intérêt. En diminuant la population de moucherons par la désinsectisation (voir tableau) on diminue le risque de piqûres donc de contaminations. Par ailleurs les culicoïdes sont aussi les vecteurs de la maladie hémorragique épizootique (MHE) et du sérotype 3 de la FCO. Dans ces deux cas, il n’existe pas de vaccin à ce jour et seule la désinsectisation est possible. La vaccination contre le sérotype 8 permet de limiter le risque d’infections simultanées ou d’infections successives qui démultiplieraient l’impact sanitaire. Il convient donc de vacciner le cheptel souche, contre le sérotype 8, dès que possible (avant que les vecteurs ne redeviennent actifs).

Comment vacciner ?

La vaccination est volontaire et deux modalités sont possibles :

  • L’éleveur peut réaliser lui-même la vaccination si celle-ci n’a pas besoin d’être certifiée ;
  • Si la vaccination doit être certifiée (notamment pour les échanges européens et les exports), elle doit obligatoirement être réalisée par un vétérinaire sanitaire.

Protocole : En primo-vaccination, il faut une ou deux injections à trois-quatre semaines d’intervalle suivant les vaccins utilisés et l’espèce. En rappel annuel, une injection apporte une couverture immédiate. Le rappel se fait tous les ans. Les animaux peuvent être vaccinés à partir de 2-3 mois suivant le vaccin. La période la plus propice doit être définie avec son vétérinaire, il est recommandé d’éviter les périodes de mise à la reproduction ou le dernier tiers de gestation. Le vaccin est disponible chez son vétérinaire traitant.

Afin de protéger au mieux les élevages de la FCO, la vaccination est le meilleur outil. Il sera idéalement complété par la désinsectisation et le travail sur l’immunité générale du cheptel qui outre la protection contre la FCO permettront de limiter les atteintes de la MHE.•

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