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Suspension du décret sur les dénominations animales : « une provocation » pour la FNSEA

Prim'hosltein du Gaec Baril
© L. A.

« Une provocation supplémentaire et inacceptable pour les filières d'élevage » : c’est par ces mots que la FNSEA et ses associations spécialisées (AS) animales ont réagi à la suspension par le Conseil d’État du décret sur les dénominations animales le 28 juillet. En suspendant ce texte qui interdit aux produits contenant des protéines végétales d’utiliser des dénominations animales, « le Conseil d’État reconnaît l’impossibilité pour les opérateurs d’être en mesure de le respecter au 1er octobre 2022 », estime de son côté l’association Protéines France, à l’origine du recours. Un argument contesté par la FNSEA, qui rappelle que ce décret est « en préparation depuis de plus de deux ans », qu’il a été « validé par la Commission européenne », et qu’il permet aux fabricants « d’écouler leurs stocks jusqu'en décembre 2023 ». Et la centrale syndicale de réclamer « une mise en œuvre du décret avec une échéance très précise sans voie de contournement possible ». Accusant Protéines France de porter un « nouveau coup dur à l’élevage », la FNSEA et ses AS rappellent que certains de ses membres « existent grâce à l’élevage ». Parmi les adhérents de ce consortium, on trouve des industriels (Avril, Roquette, etc.), des start-up (La Vie, Happyvore, etc.), mais aussi des acteurs de premier plan des filières animales (Terrena, Herta, Le Gouessant, Savencia).
 

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