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Pick-up : une fiscalité toujours plus lourde

L’envolée du prix des carburants n’invite guère à la balade et les professionnels doivent jouer des coudes pour ajuster leurs comptes.

Jeep Wrangler 4xe électrique
Jeep Wrangler 4xe électrique, exemple significatif pour échapper au pire de la fiscalité automobile.
© D. R.

Entre pandémie et assauts guerriers, le monde de l’automobile se fraie un chemin difficile. À la crise des semi-conducteurs qui freine l’industrie s’ajoute depuis quelques mois la flambée des cours du pétrole qui plombe le budget des ménages et des entreprises. La fiscalité qui s’y attache en France a propulsé les prix à la pompe au-delà des 2 euros le litre, un seuil que l’on ne pensait jamais atteindre malgré la lourdeur d’une fiscalité, toutes taxes comprises, qui tourne autour de 60 % en fonction des variations du prix du brut. 2022 avait déjà très mal commencé avec un relèvement du barème du malus écologique. Le seuil de déclenchement de cette taxe à l’achat des véhicules neufs est ainsi passé de 133 à 128 grammes de CO2 au kilomètre au 1er janvier. Mais de 50 euros à ce niveau de gamme, le malus se propulse très vite vers les … 40 000 euros pour les moteurs thermiques émettant plus de 223 g/km. Et déjà plus de 30 000 euros dès 214 g/km. Autant dire que 4x4 et pick-up comptant parmi les plus puissants du marché sont de moins en moins à la fête. À moins de s’inscrire au rang des véhicules utilitaires et/ou considérés comme “propres”, autrement dit électriques ou hybrides rechargeables.

Plus de 1 800 kg s’abstenir

À ce menu de plus en plus indigeste, l’État a cru bon d’ajouter une pincée d’un ingrédient amer visant à combattre le surpoids. Cette nouvelle taxe “sur la masse en ordre de marche” pourrait faire sourire quand on sait que les véhicules électriques en sont exemptés. Tous plus lourds que leurs équivalents à moteur thermique, tous lestés, en permanence, de plusieurs centaines de kilogrammes qui pèsent notamment sur les freins et l’usure des pneumatiques. Cette taxe au poids a donc été mise en application au 1er janvier dernier pour tout achat de véhicule neuf de tourisme (ou première immatriculation en France) dépassant la masse de 1 800 kg. Le règlement s’effectue lors de la délivrance du certificat d’immatriculation (carte grise) sur la base de 10 euros par kilogramme excédentaire. Les tenants de grosses cylindrés, contraints ou amateurs, se consoleront en notant que malus écolo et taxe au poids se confondent dans un ensemble maximum de 40 000 euros. Véhicules de transport adaptés aux invalides, enfants à charge, etc., peuvent également réduire la note à payer. Le simulateur “service-public.fr” vous renseignera plus précisément. Quant aux bonus “électriques”, ils devraient encore changer en juillet.

Sauf-conduit pour VUL

Ces mauvais coups portés aux pick-up, 4x4 et, par extension, à tout SUV, ne font qu’alimenter quelques mauvaises querelles alors que la plupart d’entre eux répondent à des besoins réels. Il n’empêche que cet arsenal écolo ne doit pas faire oublier la taxe de base appliquée à tout achat, à la valeur ajoutée (TVA). L’automobile ne relevant pas d’une nécessité première est frappée du taux dit “normal” à 20 %. L’idée du retour à un taux de 33 % revient régulièrement mais l’UE ferait barrage. Par chance aussi, tout ce qui relève de l’ordre des VUL, le plus souvent directement attachés à une activité professionnelle, échappe à la TVA via le principe de récupération. Même sort pour la taxe sur les véhicules de société (TVS) qui a encore été modifiée cette année. Encore faut-il bien sûr répondre aux critères réglementaires. Sauf aménagement ad hoc, les SUV relèvent tous de la catégorie des véhicules particuliers. L’exemple le plus symbolique revient au Jimny de Suzuki, qui, lourdement frappé par le malus, est revenu officiellement en version VU, deux places. •
 

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