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Spécial vin
Les vignerons de Normandie ont leur association

Le 18 janvier 2022 est née l’association “Vignerons de Normandie”, pilotée par la Région Normandie et portée par la Chambre d’agriculture. Elle est l’interlocuteur unique sur le sujet, tant pour les pouvoirs publics, que pour les vignerons ou les partenaires techniques.

Édouard Capron est le président de l’association qui regroupe aujourd’hui une quarantaine d’adhérents de toute la Normandie qui ont planté des vignes ou qui préparent un projet viticole.
Au printemps 2016, Édouard Capron a planté des vignes sur une pelouse calcicole typique sur la commune de Freneuse. 4 000 pieds de pinot gris, pinot noir et chenin qui permettent d’élaborer le vin du domaine Saint Expédit. Il est parmi les premiers à se lancer dans cette aventure.


Apprendre avant tout

« Les premières actions engagées par l’association ont été la mise en place de formations spécifiques à notre région sur la plantation et la vinification.  L’objectif est d’apprendre à conduire sa vigne en quasi autonomie », précise Édouard Capron. Il a aussi été important de mettre en place un moyen de communication efficace entre les adhérents. « Il s’agit de créer une dynamique, un esprit de groupe entre nous. Un réseau d’échanges et de partages de ressources ».


Objectif : l’amélioration des pratiques

L’association est en discussion avec la Chambre d’agriculture pour bénéficier d’un appui d’ordre administratif et pour la mise en place de kits de formation : un kit pour découvrir, un kit pour se lancer, un kit pour améliorer ses pratiques une fois lancé. L’association est en recherche d’un conseiller technique pour un appui collectif et individuel. « Nous sommes en discussion avec la Chambre d’agriculture pour cette animation technique ». Le rôle de l’association est également de représenter la viticulture normande auprès des pouvoirs publics et des institutions : Douanes, FranceAgriMer, Safer, Inao… Une première réunion avec les Douanes a eu lieu en juin dernier.


Une cartographie pour repérer les bons terroirs

« À la demande de l’association, un professeur de l’université de Caen, en partenariat avec l’Institut français de la vigne, travaille sur une cartographie de la Normandie qui permettra de repérer les zones qui seraient les plus favorables pour la plantation de vignes et les cépages les plus adaptés ».

 

Demandes de plantation sur Vitiplantation entre le 15 mars et le 15 mai
La plantation de vignes de variétés de raisins de cuve est soumise à l’obtention d’une autorisation préa­lable. Le régime des autorisations est défini par la réglementation européenne dans le cadre de la politique agricole commune afin de réguler le potentiel de production viticole dans chaque État membre. Cette demande concerne les personnes physiques ou morales inscrites au casier viticole informatisé qui souhaitent planter ou replanter des vignes de variété à raisin de cuve afin de produire des vins sans indication géographique ou bénéficiant d’une indication géographique (AOP ou IGP).
 
Portail FranceAgrimer
Les plantations destinées à l’expérimentation, à la consommation familiale (et des assimilés), les plantations de vignes-mères de greffons et les superficies plantées ayant été perdues en raison d’expropriation pour cause d’utilité publique sont exemptées d’autorisation préalable de plantation. Les demandes d’autorisation de plantation nouvelle doivent être effectuées du 15 mars au 15 mai de chaque année dans la téléprocédure Vitiplantation sur le portail FranceAgriMer. Les autorisations sont incessibles et octroyées à titre gratuit pour toutes les plantations soumises à autorisation. Elles ont une durée de validité de trois ans. L’absence d’utilisation d’une autorisation de plantation nouvelle au terme de sa durée de validité fait l’objet d’une sanction.
Pour répondre aux demandes d’autorisations de plantation nouvelle, la France met tous les ans à la disposition des demandeurs une superficie correspondant au maximum à 1 % de la superficie nationale totale plantée en vigne au 31 juillet de l’année précédente. Cette superficie peut être limitée au niveau national ou local en cas d’offre excédentaire ou en cas de risque de dépréciation importante d’une indication géographique (AOP ou IGP). 

 

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