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Les laboratoires Labilait et Uriane se rapprochent

À l’occasion de ses 30 ans, le GIE Labilait, laboratoire interprofessionnel d’analyse du lait, a organisé une assemblée générale le mercredi 25 mai à Aumale. Malgré les difficultés de l’élevage laitier en France, le laboratoire ne s’en laisse pas compter et assoit ses compétences dans un contexte de rapprochement avec Uriane.   

À l’occasion de ses 30 ans, le GIE Labilait, laboratoire interprofessionnel d’analyse du lait, a organisé une assemblée générale le mercredi 25 mai à Aumale. Malgré les difficultés de l’élevage laitier en France, le laboratoire ne s’en laisse pas compter et assoit ses compétences dans un contexte de rapprochement avec Uriane.
De g. à d. : Philippe Damarin, directeur général du laboratoire, Jocelyn Pesqueux, son président, et Alexis Ricklin, commissaire aux comptes.
© Blandine Huré

C’est devant un auditoire d’une quarantaine de personnes que l’assemblée générale a débuté. Lors de la présentation du rapport moral du Labilait (1), Philippe Damarin, directeur général du laboratoire, est revenu sur les indicateurs de l’année 2021. Le nombre de points de collecte a diminué de 169 par rapport à l’année 2020. « En trois ans la filière laitière dans la zone d’activité du Labilait a perdu plus de 500 points de collecte », a-t-il déploré. Les volumes collectés sur ces points sont proportionnels, donc eux aussi en régression. En revanche, les moyennes de livraison par lieu de collecte sont en hausse, ce qui compense les deux indicateurs baissiers précédents. « Le déclin de ces indicateurs s’explique par plusieurs facteurs, a-t-il poursuivi. Tout d’abord le fléchissement du troupeau laitier et la collecte totale de lait en France en baisse également. Puis par une exportation de lait français en reflux malgré une hausse des exportations de quelques produits transformés ». Une tendance qui semble inexorable car, comme le précise le directeur général, « une étude démographique réalisée par le Cniel, correspondant à un baromètre de suivi de la filière lait, affirme qu’un tiers des éleveurs laitiers envisagent de réduire ou de stopper leur production de lait ».
En ce qui concerne les analyses réalisées au sein du Labilait, 3,6 millions de paramètres ont été analysés en 2021, un chiffre plutôt stable par rapport à 2020. Dans le détail, celles réalisées pour les organismes de conseil en élevage sont toujours en baisse et cela depuis plusieurs années, malgré l’instauration par le Labilait de délais courts pour les effectuer. Les analyses de contrôles sanitaires sont, quant à elles, toujours variables dans l’année et les physico-chimiques, bactériologiques et biologiques, réalisées pour les adhérents, sont toujours stables. Enfin, celles effectuées dans les citernes, à la demande de la filière, sont en baisse, mais de plus en plus de paramètres y sont analysés (les germes par exemple).
Les échantillons de lait ont mis en avant un nombre très faible de citernes positives aux inhibiteurs (antibiotiques). « Signe d’un lait de qualité », a confirmé le directeur général.

Des compétences auditées, un résultat probant

Catherine Coupel, responsable service qualité et métrologie du Labilait, est revenue sur les deux audits réalisés dernièrement au sein du laboratoire par le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) et 
le Comité français d’accréditation (Cofrac). Le premier s’est chargé d’auditer la partie “contrôle externe” ; le second, le “management de la qualité” et la “métrologie”, le “paiement du lait”, les “analyses physico-chimiques” et “sanitaires”. Le Cofrac a souligné les nombreux points forts du Labilait, notamment en ce qui concerne les compétences et l’implication du personnel, la qualité des locaux, le matériel, les dossiers de validation de méthode, les éléments mis en place pour assurer la validité des résultats de qualité, les connaissances métrologiques, le système documentaire et enfin la gestion du système de qualité. « Les inspecteurs nous ont dit qu’ils avaient, unanimement, une impression très positive du laboratoire et une confiance sans réserve de ses capacités. Le responsable d’évaluation a appuyé la remarque en soulignant que le Labilait pouvait être considéré comme un laboratoire d’excellence », a souligné Catherine Coupel, sous les applaudissements de l’auditoire.
L’avenir du Labilait
L’assemblée générale s’est terminée par un point sur l’avancée de l’union entre les laboratoires Labilait et Uriane (2), tous deux Groupements d’intérêt économique (GIE). « Nous avons défini, lors d’un conseil d’administration qui a eu lieu en amont, une nouvelle vision stratégique qui repose sur trois piliers majeurs », a expliqué le directeur général : « l’expertise et la vision commune au service des acteurs de la filière, la confrontation de nos productivités et de nos résultats économiques et enfin une dimension de responsabilité sociétale et de développement durable qui nous incombe. La conservation des deux sites est également une décision qui a été prise lors de ce séminaire. Nous mettons tout en œuvre pour établir un management du travail qui soit le plus optimal possible, notamment en ce qui concerne les postes en doublons par exemple ». « Nous avons le même état d’esprit avec Uriane, a conclu Jocelyn Pesqueux, président du Labilait. Bien évidemment en ce qui concerne la qualité de nos services, réalisées dans les meilleures conditions, mais également dans notre volonté d’agrandir notre gamme d’activités ».

(1) Le Labilait, situé à Aumale, a une zone d’activité qui s’étend sur 11 départements dont six principaux (Seine-Maritime, Eure, Oise, Somme Nord et Pas-de-Calais). Il représente près de 4 600 producteurs et 15 usines de transformation.
(2) Le laboratoire Uriane, situé à La Capelle (Aisne), a une zone d’activité qui s’étend sur neuf départements (Aisne, Nord, Ardennes, Marne, Meuse Aube, Yonne, Loiret et Seine et Marne) représentant près de 2 900 producteurs et 27 usines de transformation. •

Quelques changements au sein du conseil d’administration

Le conseil d’administration du Labilait connaît trois arrivées : Stanislas de Beaudrap, en remplacement de Pauline Maupu, au sein du collège “industriels laitiers” ; Joël Bray, en remplacement d’Emmanuel Lepecquet, au sein du collège “producteurs de lait” ; Stéphane Leullier, en remplacement de Régis Bizet, au sein du collège “coopératives laitières”.
 

 

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