Aller au contenu principal

Matériel
John Deere. Des coupures buse par buse ultra-rapides

Avec son système ExactApply, John Deere passe du simple contrôle de section à un contrôle individuel de chaque buse, pour une gestion encore plus précise des doses. Débit, vitesse et pressions y sont ajustés indépendamment.

Pour gagner encore davantage en précision et minimiser les chevauchements, John Deere a équipé son automoteur R4150i du système ExactApply. Propre au constructeur américain, ce dispositif de commande des buses de pulvérisation repose sur un système de pulsation à modulation de fréquence. La pompe vient maintenir une pression constante, choisie par l’opérateur, et le débit est contrôlé par les porte-buses. Débit, vitesse et pression peuvent ainsi être ajustés de manière indépendante.

Une grande plage de vitesse

« Cela permet d’ajuster le débit à la buse, de manière à ouvrir plus ou moins la pulvérisation en fonction de la vitesse. On peut ainsi travailler avec la même buse, sur un rapport allant de 9 à 27 km/h, avec une pression constante, explique Laurent Vigouroux, responsable produits chez John Deere. En fonction des conditions, cela va permettre de pouvoir adapter sa vitesse sans avoir de changement sur la qualité de la pulvérisation ».
Les coupures sont ultra-rapides, jusqu’à 30 fois par seconde. Le fonctionnement alterné des porte-buses assurent une pulvérisation sans aucun manque. De même, la taille des gouttelettes ne varie pas.
Côté technique, chaque porte-buses est constitué de deux solénoïdes. Un barillet rotatif permet de passer d‘ une buse à l’autre. C’est cette conception qui permet de travailler en mode combiné, à une fréquence de 30 Hz ou en mode indépendant, à 15 Hz. Chaque solénoïde contrôle une buse différente, ceci afin de travailler avec l’une ou l’autre buse, ou les deux en même temps.

Compensation dans les courbes

Le dispositif ExactApply permet également d’obtenir une compensation dans les courbes. « Logiquement, lorsque l’on va tourner, sur les rampes de 36 m par exemple, on va avoir une vitesse aux extrémités largement supérieure à celle au niveau du cadre central, indique Laurent Vigouroux. Ce système permet d’ouvrir davantage la pulvérisation là où la rampe va moins vite, en l’occurrence à l’intérieur. De quoi avoir une dose/hectare qui non seulement est bonne sur la parcelle mais surtout sur toute la largeur de la rampe ».  

Mazzotti aussi

À noter que les automoteurs Mazzotti, commercialisés en France depuis 2020 par les concessionnaires John Deere, intègrent eux aussi la technologie du constructeur américain, dont la coupure buse par buse.   
Par ailleurs, il se dote d’un système de pulvérisation baptisé M-Spray, un dérivé du système PowrSpray des trainés John Deere R700 et R900. Il repose sur la séparation des circuits de remplissage et de pulvérisation via deux pompes centrifuges. De quoi « réduire les temps de remplissage et d’incorporation et limiter les volumes morts de la machine. » •
 

Simplicité du changement de buse
Par ailleurs, John Deere continue de proposer sur ses différents pulvérisateurs la fonction TwinSelect, un système de contrôle qui permet à la machine de commuter automatiquement entre deux buses différentes pendant la pulvérisation, en fonction du volume de pulvérisation et de la vitesse d’application. Le changement se fait grâce à un simple bouton poussoir. « Il s’agit d’un monojet monté en parallèle d’un quadrijet, précise Laurent Vigouroux. Cela permet à l’opérateur de pouvoir travailler avec une buse, avec l’autre ou avec les deux et de compenser, et d’avoir toujours la même dose, dans des pressions de pulvérisation normales, quelle que soit la vitesse. Et cela permet ainsi d’avoir une plage de travail plus importante. Pour des clients qui sont amenés à avoir des parcelles où ils ont des variations de vitesse, cela peut être intéressant, ajoute le chef produits John Deere. Cela permet également d’ouvrir sur de la modulation intra-parcellaire, pour de l’engrais liquide par exemple ».
Le constructeur américain propose également en option sur ces modèles des séries M900(i) et R900i un espacement des buses de 25 cm, permettant d’être plus proche de la plante, de manière à limiter les effets de dérive.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Principales mesures de la loi de finances 2026 : quels impacts ?

Comme chaque année, la loi de finances comporte son lot de mesures générales relatives à l'impôt sur le revenu (IR), qui…

Plus de la moitié du cheptel normand est abattue hors région.
Viande bovine : la Normandie face aux mutations de la filière

Au Sia 2026, les allées réservées aux bovins étaient plus vides que jamais. Entre épidémies à répétition (MHE, FCO, DNC), la…

Jérémie Fleury, président de la Cuma du Bosmelet : « le fissurateur fait le boulot des vers de terre. Peut-être que dans dix ans, lorsqu’on aura retrouvé une population de vers de terre suffisante, on ne s’en servira plus. C’est notre but. Mais pour le moment, on ne peut pas faire sans. »
Casser les semelles de travail : fissurateur ou décompacteur ?

L’attention accrue portée à la structuration des sols conduit de nombreux agriculteurs à s’intéresser au fissurateur. Celui-ci…

En agriculture conventionnelle, rechercher l'autonomie alimentaire n'est pas toujours payant.
La culture du méteil en grains pas toujours rentable

Selon une étude réalisée au Ciirpo (Centre interrégional d'information et de recherche en production ovine), sur le site du…

Les ovalies.
Les Ovalies, un tournoi de rugby universitaire unique en Europe

La 31e édition des Ovalies va se dérouler les 8 et 9 mai prochains au stade Marcel-Communeau de Beauvais (Oise). L'…

Paul-Henry Langlois : « je ne suis pas stressé de nature. Quand je me lève le matin,  je me dis que je fais le plus beau métier du monde ».
Rencontre avec le nouveau président de JA Normandie

Paul-Henry Langlois vient de succéder à Emmanuel Roch à la présidence de JA Normandie. De la ferme du Château à Chavigny-…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole