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Haropa Port : premier semestre très dynamique pour les céréales

À la mi-année 2026, Haropa Port confirme sa bonne dynamique en partie grâce aux 4,07 millions de tonnes de céréales traitées au premier semestre sur le port rouennais.

La filière céréales est en forte progression au premier semestre, avec 4,07 Mt traitées, soit une hausse de 33 % par rapport aux 3,06 Mt enregistrées sur la même période 2025, portée par une très bonne campagne céréalière au premier semestre 2026.
La filière céréales est en forte progression au premier semestre, avec 4,07 Mt traitées, soit une hausse de 33 % par rapport aux 3,06 Mt enregistrées sur la même période 2025, portée par une très bonne campagne céréalière au premier semestre 2026.
© Haropa Port

Malgré un contexte mondial difficile, Haropa Port a connu une bonne dynamique de marché sur le premier semestre 2026, en particulier grâce à une hausse importante du trafic container et des exportations céréalières dynamiques.

La Seine n'a pas connu de problème de navigation due à la sécheresse cet été, contrairement à de nombreuses voies navigables françaises où les bateaux ne pouvaient pas charger plus de 20 % de leur charge utile.

« Cet été particulier a montré notre robustesse sur l'axe Seine », s'est félicité le directeur général Benoît Rochet qui a rappelé les investissements réalisés ces derniers mois, notamment une usine de fabrication de pales d'éolienne offshore (Siemens Gamesa au Havre) et l'extension du terminal portuaire du Groupe BZ à Rouen (35 millions d'euros). « L'investissement du Groupe BZ est un signe fort envoyé au marché mondial des céréales et à la place de Rouen ».

Le trafic Haropa Port pour ce premier semestre 2026 est de 42 millions de tonnes, soit une augmentation de 5,7 % par rapport au premier semestre 2025.

Le premier vecteur de ce dynamisme est le trafic container avec une hausse de 8,6 %.

Trafic céréalier : nouvelles destinations

Le trafic des vracs solides a augmenté de 11 % grâce principalement au dynamisme du trafic céréalier qui a connu une augmentation de 33 % par rapport au premier semestre 2026. « Avec 4 millions de tonnes chargées, le trafic céréalier se porte bien avec des destinations un peu différentes telles que le Maroc, les côtes occidentales africaines, les pays du Moyen-Orient. Nous avons développé près de 900 000 tonnes vers le Moyen-Orient. C'est un peu la nouveauté pour nous », précise Krihnaraj Danaroudjou, le directeur général adjoint d'Haropa Port.

Lors de la campagne 2025-2026 (du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026), la place portuaire rouennaise a traité un total de 8,4 millions de tonnes de céréales. En ajoutant les oléoprotéagineux et le malt, le trafic atteint 8,97 millions de tonnes.

Avec une part de marché, sur la campagne 2025-2026 de 54 % des exportations maritimes de céréales, le port de Rouen confirme son rôle de plateforme de référence pour la filière céréalière française. Cette campagne est marquée par une excellente performance des orges, qui enregistrent leur troisième meilleur tonnage historique, (2,58 millions de tonnes, soit + 35,4 % par rapport à la campagne 2024-2025).

Pétrole brut : nouvelles origines

Le trafic des vracs liquides a connu une hausse de 2 %, principalement dû au trafic du pétrole brut qui est en augmentation de 5,7 %. « Face au blocage du Détroit d'Ormuz, les raffineurs ont réussi à diversifier leur approvisionnement en pétrole brut. L'importation du Moyen-Orient a été largement compensée par d'autres origines tels que les États-Unis, le Canada, le Nigeria et la Norvège ».

Concernant le report modal des containers maritimes, le trafic fluvial est stable sur l'axe Seine alors que le transport ferroviaire poursuit sa croissance avec une hausse de l'ordre de 15 %.

Pour le second semestre 2026, la direction de Haropa Port reste optimiste « Le contexte géopolitique et économique est toujours mouvant mais le trafic Haropa Port devrait poursuivre sa tendance haussière. Concernant le trafic céréalier, nous sommes optimistes car nous avons un hinterland assez étendu. Les blés russes et ukrainiens sont de bonne qualité mais tout dépendra de la capacité pour ces pays à exporter leur blé. Nous avons sur le territoire une qualité qui répond aux attentes des pays acheteurs. Le blé français a bonne presse », conclut le directeur général.•

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