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Elvea Normandie : reconquérir l'élevage bovin allaitant

Jeudi 22 mai, Elvea Normandie a tenu son assemblée générale au domaine Inrae du Pin (Orne). À cette occasion, les membres de l'association sont revenus sur le Plan reconquête élevage en Normandie, lancé en 2024 par la Région.

« Notre organisation de producteurs continue son engagement aux côtés des éleveurs afin de défendre leurs revenus, accompagner leurs projets et maintenir une dynamique collective au service de la filière », a souligné Franck Lainé, président d'Elvea Normandie.
« Notre organisation de producteurs continue son engagement aux côtés des éleveurs afin de défendre leurs revenus, accompagner leurs projets et maintenir une dynamique collective au service de la filière », a souligné Franck Lainé, président d'Elvea Normandie.
© M. B.

« Notre organisation de producteurs continue son engagement aux côtés des éleveurs afin de défendre leurs revenus, accompagner leurs projets et maintenir une dynamique collective au service de la filière », a souligné en introduction Franck Lainé, président d'Elvea Normandie, lors de cette assemblée générale au domaine Inrae du Pin. Dans cette optique, Elvea Normandie propose à ces éleveurs de rejoindre le "Plan reconquête élevage", mis en place en 2024 par la Région Normandie, en partenariat avec Interbev Normandie. Ce dispositif a été créé pour lutter contre la diminution du cheptel bovin normand. 

« 5 000 vaches allaitantes ont disparu entre 2021 et 2022 en raison de la décapitalisation liée aux départs à la retraite d'exploitants sans remplacement ou l'arrêt de cheptel allaitant qui, parfois en Normandie, était mixé avec le cheptel laitier », a expliqué Guillaume Perdriel, directeur d'Elvea Normandie. Son objectif est donc de soutenir les éleveurs dans la recapitalisation des cheptels afin de préserver la souveraineté alimentaire en Normandie et de sécuriser leur revenu.

"Plan  reconquête élevage"

En 2025, huit dossiers éligible au "Plan reconquête élevage Normandie" ont été déposés par Elvea Normandie à la Région. « C'est un choix stratégique pour les éleveurs. Aujourd'hui, avec l'augmentation du prix des broutards, certains engraisseurs redeviennent naisseurs », a analysé Guillaume Perdriel. « Dans ce contexte économique, les éleveurs ont de plus en plus intérêt à orienter leur production vers un système naisseur engraisseur », a poursuivi le directeur d'Elvea Normandie.

Critères d'éligibilité

Les éleveurs concernés et souhaitant faire partie de ce programme ont un cahier des charges à respecter. Ces derniers s'engagent à augmenter leur troupeau ou mettre en place un cheptel reproducteur d'au moins 20 femelles reproductrices (vaches, génisses amouillantes ou génisses pouvant être mises à la reproduction, âgées de 6 à 24 mois) de races à viande pures, nées et élevées en France, trois ans après la mise en œuvre du dispositif. Par ailleurs, le siège social de l'éleveur en bovins allaitants doit se trouver en Normandie.

Plusieurs pièces justificatives sont également demandées à l'éleveur : Rib, inventaire en années N et N + 3, un contrat de suivi technique sur trois ans minimum et validé par Interbev, une attestation de contrat entre l'éleveur et le premier acheteur conformément à l'article L631-24 CRPM de la loi Egalim. Un contrat est signé par l'éleveur, la Région Normandie ainsi que Interbev Normandie.

Aides financières

Une aide forfaitaire, qui est passée de 200 € à 400 € par vache ou génisse amouillante, est désormais délivrée par la Région Normandie.

En complément, une aide forfaitaire de 500 € par élevage est offerte par Interbev Normandie pour la mise en place du suivi technique (organisme de suivi au choix de l'éleveur). Cependant, les animaux ne doivent pas avoir été achetés avant le dépôt de la demande d'aide. À l'avenir, l'objectif d'Elvea Normandie serait de « déposer 20 à 30 dossiers à la Région », mais surtout de « conforter les éleveurs à maintenir ou accroître le cheptel allaitant et que ces derniers se sentent soutenus par la Région Normandie », a conclu Guillaume Perdriel.•

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