Aller au contenu principal

Définir ce qu’est un effluent issu d’élevages industriels.

Le 4 février, le Live grandes cultures bio d’Arvalis, de l’Itab et de Terre Inovia a fait un point réglementaire sur les effluents issus d’élevages industriels.

file-alt-63382
© Capture d'écran Arvalis TV

Lors du Live grandes cultures bio du 4 février, les objectifs de la bio ont été rappelés par Sandrine Thomas de l’Inao, ainsi que les moyens pour y arriver :  les contrôles, la structuration des filières et l’utilisation de manière optimale des ressources de l’écosystème.

Au niveau de la fertilisation, comment utiliser ces ressources ? : « L’article 4 du règlement UE 834/2007 dit que doivent être utilisés prioritairement les rotations des cultures, les engrais verts, les légumineuses, les effluents d’élevage et autres matières organiques. Le règlement indique également que ces intrants doivent être issus de l’exploitation sur laquelle on se trouve. Si le producteur n’a pas ces ressources en AB, il doit le justifier et peut alors utiliser des intrants listés à l’annexe 1 du règlement 889/2008 ».

Cette annexe liste tous les produits hors AB utilisables et pour un certain nombre d’effluents, il y a une exception qui est « provenance d’élevage industriel interdite ».

 

Enfin un cadre règlementaire clair

Cette phrase qui pose depuis des années des soucis d’application sur le terrain s’applique aux fumiers, aux fumiers séchées et aux fientes de volailles, aux lisiers, aux composts d’excréments, au digestat de biogaz et aux coquilles d’œufs.

« Lors des premiers règlements on ne parlait pas d’élevages industriels mais d’élevages hors-sol. En 1995, la commission a rédigé une note qui venait préciser que les animaux devaient pouvoir se mouvoir à 360° sur eux-mêmes, ne devaient pas être maintenus dans l’obscurité ou privés de litière, et que l’élevage devait avoir une superficie agricole pour épandre les effluents ».

Est ensuite arrivé le règlement 889 dans lequel cette notion de hors-sols a disparu. On s’est mis à parler d’élevages industriels interdits. Tout le monde s’est alors posé la question : comment qualifie-t-on un élevage industriel ?

De nombreuses réflexions se sont engagées sur ce sujet avec tous les intervenants de la filière. Des critères qui faisaient consensus avec toutes les familles ont été définis : ces critères sont en application depuis le 1er janvier 2021.

Sont exclus à partir du 1er janvier 2021 d’une utilisation sur des terres biologiques, les élevages en système caillebottis, cage ou grille intégral et dépassant les seuils de 85 000 poulets de chair, 60 000 poules pondeuses, 3 000 porcs charcutiers, 900 truies.Pour les digestats la mixité n’est plus acceptée à partir du 1er janvier 2021.

« En accord avec les administrations, des délais d’application ont été mis en place : un délai de commercialisation (jusqu’au 1er janvier 2022) de ce qui a été fabriqué jusqu’au 31 décembre 2020, assorti d’un délai d’utilisation jusqu’au 1er janvier 2023 pour les exploitants ».

 

Et dans l’Union européenne ?

Au niveau communautaire, la question de l’interprétation « provenance d’élevages industriels interdite » s’est également posée.

Aujourd’hui, en réponse à la majorité des Etats membres qui souhaitent une homogénéisation, la Commission européenne a sollicité un groupe pour travailler sur ce sujet durant le premier semestre 2021.

A noter que quatre Etats membres des pays nordiques ne souhaitent pas d’harmonisation mais demandent à ce que les autres Etats membres instaurent des règlementations plus strictes dans leur propre pays. Les recommandations les plus souvent citées sont que cette restriction industrielle ne s’applique pas au digestat ni au compost, que les critères mis en place soient facilement contrôlables et que ne soit pas perdu de vue la disponibilité en matières organiques pour atteindre les objectifs de 25  % de surfaces AB en 2030. « Le jour où il y aura une définition européenne, la définition française deviendra caduque ».

Une enquête met en avant que, 20 à 30 % des producteurs bio sont concernés par l’utilisation d’effluents issus d’élevages industriels.  Pour les fabricants de fertilisants, un très fort impact est attendu sur les disponibilités d’engrais et de fertilisants.

En replay : https://www.youtube.com/watch?v=zOds25ri9rA&feature=youtu.be

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Elody et Sébastien Marc, de l’exploitation bio « Les Jardins de Marcelle », présentent leur production de légumes, plants et graines sur leur stand au Sia 2026.
Sia : nos producteurs seinomarins régalent les papilles

Dans le Hall 7.2 les régions ont attiré des centaines de visiteurs dès ce premier week-end du salon. Et sur le pavillon…

La Seine-Maritime accompagne ses producteurs au Sia

La Seine-Maritime sera présente au Salon international de l'agriculture (Sia) qui se tient à Paris du 21 février au 1er…

Veau malade.
FCO-3 : une vague de naissances de veaux “débiles” dans les élevages cet hiver

La fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotype-3 est passée à l’été et l’automne 2025 dans les élevages bovins et ovins seinomarins…

L'année dernière, le club NCRC a animé les 120 m2 de circuits radiocommandés. Les pilotes feront revivre la zone avec des camions, des pelleteuses et des tracteurs à l'échelle 1/14e et 1/16e.
Du plus petit au plus grand : miniatures agricoles à Yerville

Après avoir frôlé les 5 000 visiteurs l'an passé, l'événement "L'agriculture, une passion même en miniature" revient ce…

Après avoir été exposé à des sangliers, le chien de chasse est tombé malade puis est décédé dans les 24 à 48 heures qui ont suivi.
Un chien mort des suites de la maladie d'Aujeszky

La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de la Seine-Maritime informe de la découverte d'un chien…

Affiche du Comice agricole 2026.
L'affiche du prochain Comice agricole dévoilée

L'édition 2026 du Comice agricole de Forges-les-Eaux se précise. Son président, Gilles Barré, vient d'en dévoiler l'affiche…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole