Aller au contenu principal

Baisse de récolte sur maïs ensilage : les bons réflexes

À l'approche des chantiers d'ensilage, les exploitants qui redoutent une baisse de production sur leur récolte sont invités à anticiper. Qu'ils soient assurés ou non, un ensemble de démarches et de précautions permet de préserver leurs droits, que ce soit au titre de l'assurance récolte ou de l'indemnisation de solidarité nationale (ISN).

Les exploitants sont invités à anticiper leurs démarches afin de préserver leurs droits en cas de baisse de récolte.
Les exploitants sont invités à anticiper leurs démarches afin de préserver leurs droits en cas de baisse de récolte.
© AdobeStock/Benjamin Nolte

Avant toute chose, la règle est simple : ne jamais engager la récolte sans avoir alerté son assureur ou son interlocuteur agréé. Une déclaration tardive, ou l'absence de déclaration, peut en effet compromettre l'éligibilité à l'ISN comme à l'assurance récolte. Anticiper permet notamment de laisser le temps à un expert de se déplacer avant ou pendant le chantier.

Alerte et prédéclaration : une étape obligatoire

Pour les exploitants assurés en multirisque climatique (MRC), le sinistre doit être déclaré auprès de l'assureur au plus tard 15 jours avant la récolte, dès lors que la perte est estimée à 30 %. Ce délai est déterminant : il conditionne le passage de l'expert avant ou au moment du chantier d'ensilage. Pour les exploitants non assurés, c'est la procédure ISN qui pourra être déclenchée, à condition que le département ou la zone concernée soit reconnu en état d'aléa climatique. Il faudra alors apporter la preuve d'un déficit de production supérieur à 50 %. Sur ce dossier, la FNSEA 76 œuvre pour que la procédure ISN soit effectivement enclenchée dès lors que les conditions seront réunies.

Sur le terrain, rassembler des preuves solides

Le maïs ensilage présente une difficulté particulière : mis directement en silo, sans pesée systématique, il rend la preuve du rendement plus délicate à établir. Plusieurs précautions permettent néanmoins de constituer un dossier solide. Il est recommandé de conserver, au sein de la parcelle, des zones représentatives non récoltées, afin qu'un expert puisse constater l'état réel du maïs, de photographier les parcelles touchées avant le passage de la machine, en veillant à activer la géolocalisation du smartphone ou de l'appareil photo. Après la récolte, établir le cubage précis du silo et effectuer des analyses de matière sèche (MS) au moment de la récolte, afin d'évaluer précisément le tonnage en tonnes de MS/ha.

Réunir l'historique de l'exploitation

Dernier volet, et non des moindres : les exploitants doivent préparer les bilans fourragers ou déclarations de récolte des trois à cinq dernières années. Ces documents permettront de justifier le rendement de référence de l'exploitation, sur la base duquel est évaluée la baisse globale déclenchant l'indemnisation.•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Axelle Piednoël, aidée de sa famille et de quelques amis, a vendangé chaque matin durant 15 jours. 
Chez Axelle Piednoël, une qualité de récoltes au rendez-vous

Axelle Piednoël, 38 ans, a terminé de vendanger ses 2 ha de vignes situés à Bourg-Achard dans l'Eure. Si la quantité de…

Le tas sèche à l'air libre ou bien à l'abri, toujours sous la forme d'un dôme de 3 m de haut minimum.
Des plaquettes de bois à la place de la paille

Les plaquettes de bois peuvent remplacer totalement la paille de litière. Leur prix d'intérêt est de l'ordre de 9,50 euros le…

Les nouvelles générations de transmission proposent une conduite plus économique sur la route avec une gestion affinée du régime moteur.
Circulation des engins agricoles : quelques rappels

La MSA, en partenariat avec Groupama, propose des réunions d'information sur la réglementation des engins agricoles pour…

Eau/irrigation : en finir avec les mythes

La revue Agriculture et Eau, fondée par Gil Rivière-Wekstein, a présenté, à l'assemblée générale des Irrigants de France, un…

De gauche à droite : Olivier Malaval, responsable développement de l'agriculture au Crédit Agricole Normandie Seine ; Laurence Sellos, présidente d'Avi'Normandie ; Bruno Mousset, directeur général du pôle amont du groupe LDC ; Yannick Bessin, président de la Société normande d'ovoproduits ; David Cassin, directeur communication et affaires publiques chez Sanders et François Bloc, directeur des Éleveurs de la Charentonne.
La Région à la conquête de la volaille normande
Face au changement climatique, à la hausse de la consommation et au poids des importations, la Région mise sur le développement…
Les cultures fourragères mais aussi le maraîchage et l'arboriculture sont au cœur du dispositif d'accompagnement départemental.
Fonds de réarmement : le guichet seinomarin est ouvert
Parmi les annonces de la ministre sur le plan Casi (canicule, adaptation,sécheresse, incendie) figure une enveloppe de 230…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole