L'Union Agricole 22 janvier 2021 a 09h00 | Par L.G.

Spécial Enseignement agricole : Les établissements s’adaptent au contexte sanitaire.

La Covid-19 ne remet pas en cause la volonté des établissements scolaire haut-normands de se faire connaître auprès de leurs futurs apprentis ou élèves.

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Léa Berthe fait son stage dans un centre équestre et transmet la passion de son futur métier grâce aux réseaux sociaux.
Léa Berthe fait son stage dans un centre équestre et transmet la passion de son futur métier grâce aux réseaux sociaux. - © D. R.

En temps normal, lorsque les conditions sanitaires le permettent, les établissements scolaires agricoles ouvrent leurs portes pour se faire connaître et permettre aux jeunes et à leurs parents de découvrir les lieux et rencontrer des élèves. Cette année, ces établissements ont dû s’adapter et trouver des solutions pour présenter leurs filières. Heureusement, il y a internet et les réseaux sociaux. Toutes les écoles ont leur page facebook pour communiquer avec leurs futurs élèves.

 

Portes ouvertes en direct, sous réserve

En Haute-Normandie, certains établissements maintiennent les portes ouvertes, en prévenant le public « si les conditions sanitaires le permettent le jour J ».

C’est le cas de Naturapôle. Le lycée agricole d’Yvetot le propose le 30 janvier, le 13 février et le 20 mars ; le lycée du pays de Bray le 6 février, le 13 mars, le 21 avril et le 21 mai ; Hortithèque Terres de Caux le 30 janvier, le 13 février et le 19 mars. Ces dates en présentiel pourront se transformer en virtuel. Naturapôle a déjà proposé une formule « numérique » le 9 décembre dernier. Elle a proposé sur sa page facebook un « live » pour présenter le campus, les filières et répondre aux questions en direct.

Dans l’Eure, Hortipôle d’Evreux tente également de maintenir en présentiel des portes ouvertes le 6 février, le 20 mars et le 16 avril. De même pour le centre d’élevage de Canappeville les 26 février, 30 mars et 9 avril. Dans les établissements publics du département, les lycées de Chambray et du Neubourg, des visites sont possibles, mais sur rendez-vous ou en visio, les 30 janvier et 13 mars. Pour participer, s’inscrire sur www.educagri27.fr.

Quant à Tourville-sur-Pont Audemer, l’établissement privé a réalisé un film par filière pour faire découvrir ses formations. Les jeunes y rencontrent des anciens, discutent et vous plongent dans l’univers de Tourville.

 

Communication sur les réseaux sociaux

Dans les MFR, à Buchy (76), on propose du 20 janvier au 20 février, les mercredis de l’orientation, sur rendez-vous. L’établissement compte aussi un peu sur les élèves pour communiquer sur les réseaux sociaux. C’est le cas de Léa Berthe, 15 ans, en 3ème à Buchy. Elle souhaite devenir monitrice d’équitation. « Je transmets ma passion en donnant des cours dans le club où je fais mon stage, mais aussi sur ma page facebook où je partage la vie des chevaux. J’ai beaucoup de retours », témoigne-t-elle. Son établissement forme des jeunes aux métiers du cheval, aux métiers de l’agriculture et aux métiers de l’agroéquipement. Pour elle, la transmission, c’est aussi important que la pratique. « Je suis bien entourée par mon maître de stage qui me guide ».

Des jeunes qui communiquent sur leur métier, il y en a de plus en plus. A Hortithèque Terres de Caux, les apprentis ont même suivi cette année des cours d’éducation aux écrans, initiés par la Région Normandie. On sensibilise les jeunes au temps passé sur les écrans et à leur utilisation.

Pour en savoir plus, www.educationauxecrans.fr.

De l’aide pour les établissements

Dans le contexte de crise sanitaire, la plupart des établissements techniques agricoles ont subi des pertes de chiffres d’affaires et des surcoûts importants durant la première période de confinement conduisant à des difficultés de trésorerie importantes.

Dans le cadre de la loi de finances rectificative au budget 2020, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, annonce la mobilisation de 10,2 millions d’euros pour aider les établissements techniques agricoles publics et privés les plus en difficulté.

S’agissant des établissements privés du temps plein ou du rythme approprié, les aides complémentaires versées en fin d’année s’ajoutent aux montants annuels déjà octroyés par le ministère dans le cadre des subventions annuelles de fonctionnement aux fédérations du privé (UNMFREO, CNEAP, UNREP). Ces aides concernent 55 établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA), 22 établissements du Conseil National de l’Enseignement Agricole Privé (CNEAP), 5 établissements de l’Union Nationale Rurale d’Education et Promotion (UNREP) et 47 Maison familiale rurale (MFR).

Pour Julien Denormandie, « les établissements de l’enseignement technique agricole, publics et privés sous contrat, ont poursuivi leur mission d’éducation et de formation avec beaucoup d’énergie et d’efficacité au service de la réussite des jeunes. A ce titre, je tiens à remercier vivement l’ensemble des équipes de direction, éducatives et de vie scolaire des établissements pour leur engagement sans faille au cours de cette période difficile. »

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