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Visite de la ferme expérimentale de Grignon

Les éleveurs de l'association technique Sein'Ovins ont visité la ferme expérimentale AgroParisTech à Thiverval-Grignon (78).

Quentin Bulcke, directeur adjoint de la ferme expérimentale située dans les Yvelines, et Ludovic Cressent, responsable du troupeau ovin, ont accueilli et présenté la structure aux adhérents de l'association. « La ferme de Grignon dépend de l'école AgroParisTech, une école d'ingénieurs agronomes, agroalimentaires, de Génie rural, des Eaux et Forêts. Elle appartient donc à l'État. La surface cultivée est de 370 ha, avec 200 vaches laitières et 600 brebis. Depuis plus de 40 ans, un atelier de transformation est présent sur la ferme ou 800 000 litres de lait sont transformés, principalement en yaourts, mais d'autres produits tels que du beurre, du fromage blanc... y sont aussi fabriqués ». L'objectif est de « maintenir un niveau de production, en étant moins dépendant des énergies fossiles, et en limitant les émissions de gaz à effet de serre. » En ce qui concerne les expériences, l'exploitation « fournit un constat avec des chiffres à l'entreprise qui demande une expérience ». La ferme de Grignon a également un partenariat avec les vétérinaires de Maisons-Alfort (94) pour le suivi de la reproduction.

Simplification du travail
Le troupeau ovin est composé de 150 brebis de race berrichonne et 450 brebis de race romane, dont une partie en sélection. Une grosse demande est présente en agnelles de renouvellement ou « 80 % des agnelles y sont vendues ». Sur une centaine de brebis de race romane en sélection, « l'insémination animale y est pratiquée pour fournir les béliers en station, la qualité majeure de la race est le désaisonnement. » Les mâles sont vendus en coopérative et en caissettes, 60 à 70 agneaux sont commercialisés de cette façon chaque année, malgré « une baisse de la consommation et des évolutions des modes de consommation ».
Sur cet atelier, l'objectif est de « simplifier le travail, ce qui est possible au niveau de l'alimentation, en utilisant le même matériel que pour les vaches laitières ». La ration est composée entre autres de maïs ensilage, foin, pulpe, seigle... Un problème d'approvisionnement sur les protéines à pousser les éleveurs à devenir autonome en apport protéique. « On voit une faible perte de croissance mais au niveau économique, le choix est vite fait ». D'un GMQ de 220 g/jour, il est passé à 190 g/jour avec ce choix alimentaire. Le coût de la ration est estimé à 0,30 centimes d'euro par jour par animal. À l'exception des brebis de sélection, les éleveurs réalisent trois agnelages en deux ans. Au total, 25 salariés travaillent sur l'exploitation pour gérer les différents ateliers.

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