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Vingt minutes pour exprimer ses besoins.

C’est dans les premiers contreforts de la Suisse Normande, à Hamars dans le Calvados, que le président de la Région Normandie, Hervé Morin, accompagné d’un parterre de parlementaires, d’élus locaux et de responsables agricoles a lancé la consultation sur le FEADER le 18 juin dernier.

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Visite d’Hervé Morin le 18 juin, à Hamars dans le Calvados.
© Joël Rébillard

« 350 millions d’euros ont été versés aux agriculteurs sur la programmation précédente », a-t-il rappelé, soulignant que ces aides avaient bénéficié à « un agriculteur sur deux », soit 15 567 exploitations. La politique agricole initiée en 2016 a donc connu un vif succès dû, selon le président, au fait que « c’est vous qui l’avez écrite » souligne-t-il en s’adressant aux agriculteurs présents. Pour la future programmation des aides européennes 2022-2027, la Région entend à nouveau co-construire le programme en partant des besoins des agriculteurs afin de « bâtir une politique avec ceux à qui elle s’adresse ». Pour ce faire, il propose un questionnaire aux agriculteurs de la région. Ce questionnaire est accessible en ligne à l’adresse : https://www.europe-en-normandie.eu/article/concertation-pour-le-plan-strategique-pac-questionnaire-destination-des-agriculteurs. Outre la meilleure adaptation possible des dispositifs d’aide régionaux aux besoins des agriculteurs, la Région espère insuffler une dynamique à partir d’une participation nombreuse des agriculteurs à l’enquête. Certes, la réponse au questionnaire demande vingt minutes. C’est beaucoup pour un questionnaire en ligne, mais peu si on considère l’enjeu que représente pour un bénéficiaire de s’exprimer directement sur les contours d’une politique régionale. Les agriculteurs sont invités à s’exprimer jusqu’au 15 juillet. A vos claviers !

Un soutien décisif

Hervé Morin avait donné rendez-vous chez Quentin Londe. Jeune agriculteur installé en 2017, Quentin Londe a repris l’exploitation de ses grands-parents, ses parents ayant, eux, travaillé en dehors de l’agriculture. Dès son installation, Quentin Londe a orienté son exploitation vers le maraîchage en production biologique. Ainsi les 30 hectares de l’exploitation sont-ils orientés vers ces productions : Courges, pommes de terre, oignons… couvrent dix hectares où les courges (potimarrons, butternuts…) tiennent la vedette et donnent son nom à la ferme : Potirons et Cie. La rotation des cultures est assurée grâce à la culture de 10 hectares de céréales et 10 hectares de légumineuses fourragères vendues à un éleveur bio du secteur. « Mon exploitation permet de faire vivre deux personnes à temps plein : moi-même et un salarié, ainsi que des employés saisonniers », savoure Quentin Londe. L’aide du FEADER est intervenue dans la construction d’un bâtiment de stockage, dont le coût (120 000 €) a bénéficié d’un soutien à hauteur de 55 %. « Cette aide a concrétisé le soutien que j’ai senti autour de mon projet », indique Quentin Londe pour qui cet accompagnement s’est avéré décisif.

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