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Section porc FRSEA
Valoriser la marque "Le porc français"

Les membres de la section porc de la FRSEA ont renouvelé leurs responsables. Ils entendent valoriser le logo Le Porc Français.

1,43 €/kg. Tel est le prix du porc fixé au marché du porc français à Plérin depuis bientôt deux mois. Il n'a pas varié de plus de un centime depuis le début de l'année. À ce prix-là, les éleveurs ne retrouvent pas leur compte. Certes, les prix de l'aliment ont retrouvé des niveaux plus acceptables après la flambée de 2022-2023. Mais les autres charges, elles, sont restées à des niveaux élevés tels les matériaux, la main-d'œuvre ou l'énergie. La section porc de la FRSEA de Normandie a échangé sur ces sujets la semaine dernière. Pour les éleveurs, il faut privilégier le marché local et s'assurer que les magasins et la restauration collective s'approvisionnent en viande française. "Nous avons un outil avec le logo "Le Porc Français"" soulignent-ils. Dans le même temps, ils déplorent que distributeurs et transformateurs rechignent à informer le consommateur sur l'origine de la viande mise en rayon. "En ne donnant pas l'information, ils se gardent la possibilité d'intégrer des produits étrangers dans leurs préparations", observent-ils.

Une action le 16 juin

Dans ce contexte, ils estiment que le mieux est de se rendre sur le terrain pour évaluer la situation en allant vérifier dans les magasins l'utilisation du logo "Le Porc français". C'est pourquoi, ils ont décidé d'une action régionale le 16 juin prochain. "Les éleveurs vivent isolés, nous devons nous mobiliser ensemble", pense la section porcine de la FRSEA. Cette action aura donc lieu sur un territoire qui devrait permettre au plus grand nombre d'éleveurs de se rassembler. Les détails sont en cours de finalisation et le réseau syndical communiquera aux éleveurs en temps voulu.

Rompre l'isolement des éleveurs est l'autre revendication du moment. Les producteurs s'estiment bien suivis par leurs groupements mais manquent d'échanges entre éleveurs. Ils vont donc demander à la Chambre d'agriculture de relancer des groupes techniques sur les différents territoires.

Enfin, l'inquiétude reste de mise quant à l'application de la directive européenne sur les émissions industrielles, laquelle englobe les activités d'élevage et fixe les seuils d'installations classées et donc les obligations réglementaires liées à des projets dépassant ces seuils. "Cette directive est issue du Green deal auquel la commission est attachée. Elle en fait un véritable totem alors que la politique européenne tend à se réorienter vers des objectifs de production", remarquent les éleveurs. Des décisions pourraient intervenir d'ici l'automne prochain.•

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