Aller au contenu principal

Uriane et Labilait font place au laboratoire Labônor

Les assemblées générales d'Uriane et de Labilait qui se sont tenues simultanément le 3 décembre à Amiens (Somme) ouvrent la voie à la création d'un laboratoire.

Issu du collège coopératives, Emmanuel Hecq s'apprête à prendre la présidence de Labônor suite à la fusion d'Uriane présidé par Estelle Mulet et de Labilait présidé par Jocelyn Pesqueux.
Issu du collège coopératives, Emmanuel Hecq s'apprête à prendre la présidence de Labônor suite à la fusion d'Uriane présidé par Estelle Mulet et de Labilait présidé par Jocelyn Pesqueux.
© Vincent Fermon

"Il se passe toujours quelque chose dans un laboratoire interprofessionnel, qui plus est quand ils sont deux..." C'est par ces mots que le directeur des laboratoires d'analyse du lait Uriane et Labilait, Philippe Damarin, a conclu le mardi 3 décembre la réunion qui entérine la naissance du laboratoire Labônor. Si les deux assemblées générales des laboratoires Uriane et Labilait se sont déroulées successivement pour entériner la création du laboratoire Labônor, il reste désormais à le faire entrer dans sa phase opérative. Ce qui, selon Philippe Damarin, "reste un gros challenge".

Services élargis

Situé à Aumale, en Seine- Maritime, Labilait a une zone d'activité qui s'étend sur 11 départements dont six principaux (Seine-Maritime, Eure, Oise, Somme Nord et Pas-de-Calais) représentant près de 4 600 producteurs et 15 usines de transformation. Le laboratoire Uriane est, quant à lui, situé à La Capelle, dans l'Aisne, et couvre neuf départements : Aisne, Nord, Ardennes, Marne, Meuse Aube, Yonne, Loiret et Seine-et-Marne. La particularité de la démarche de fusion est de conserver les deux sites, et donc de disposer désormais de 4 000 m2 de surfaces de laboratoires. Mécaniquement, le nombre de points de collecte - laiteries et unités de production - de Labônor passe à 52 pour un volume de lait collecté de 3,8 milliards de litres de lait, soit 17 % de la collecte nationale. Si la décision de fusionner les deux laboratoires a fait son chemin, c'est en partie en raison d'une baisse de la collecte de lait sur le territoire. Mais pas seulement. "La baisse de collecte, ce n'est pas nouveau, a expliqué Jocelyn Pesqueux (président du conseil d'administration du Labilait). On est obligé de se remettre en cause régulièrement. Mais derrière la fusion, il y a aussi une volonté de proposer de nouveaux services, de nouvelles analyses, d'assurer notre mission avec rigueur et de garantir une qualité des analyses à un prix contenu. Nous avons pour objectif de nous diversifier sans nous disperser."

Volonté d'aller de l'avant

Pour ses débuts, le nouveau laboratoire interprofessionnel d'analyse du lait démarre sur des bases saines, a détaillé son directeur. Au 31 octobre dernier, son chiffre d'affaires s'établit sur la base de la réunion des chiffres d'Uriane et de Labilait à 7,6 millions d'euros. Quant à son résultat, il s'affiche à 194 495 euros. La nouvelle structure sera gérée par un conseil de gérance, composé de quatre collèges (producteurs, entreprises de conseil en élevage, coopératives et industriels privés) et dont la présidence devrait être assurée par Emmanuel Hecq. Éleveur laitier à Prisches, dans le Nord, il est président de la coopérative Ucanel. "Bien des réunions ont eu lieu pour aboutir à la création de Labônor, mais elles nous ont permis d'apprendre à nous connaître. Même s'il y avait des différences dans le fonctionnement des deux laboratoires, c'est la même volonté d'aller de l'avant qui a permis de trouver des convergences", a-t-il déclaré.•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Le suivi sanitaire ne s'improvise pas : la performance de l'élevage repose sur un travail d'équipe et une confiance étroite entre Éric Monnet, à gauche et Jérémy Vimbert.
« En médecine rurale, nous avons affaire à des professionnels »

Vétérinaire mixte à Saint-Romain-de-Colbosc depuis plus de vingt ans, Éric Monnet revient sur l'évolution de sa pratique :…

"La transmission en questions"

La section des Seniors agricoles proposera lors de ses réunions de secteur une information sur la transmission avec des…

Récoltes céréalières 2026 : les plus précoces en Normandie depuis 20 ans

Les situations météorologiques extrêmes de janvier à juin expliquent des rendements en baisse, mais pas catastrophiques, pour…

La filière céréales est en forte progression au premier semestre, avec 4,07 Mt traitées, soit une hausse de 33 % par rapport aux 3,06 Mt enregistrées sur la même période 2025, portée par une très bonne campagne céréalière au premier semestre 2026.
Haropa Port : premier semestre très dynamique pour les céréales
À la mi-année 2026, Haropa Port confirme sa bonne dynamique en partie grâce aux 4,07 millions de tonnes de céréales traitées au…
Samuel Crèvecœur, président de la section de Fontaine-le-Dun chez Cristal Union, et Christophe Croison, directeur de l'usine, posent devant le nouvel évaporateur à 6 effets.
La campagne betteravière a démarré dans les temps à Fontaine-le-Dun

Les importants travaux engagés lors de l'inter-campagne ont été achevés à temps. Le site seinomarin de Cristal Union a pu…

Embauche des saisonniers : guide pratique
Face à la complexité des démarches réglementaires en période de forte activité, la MSA a édité le guide "J'embauche un saisonnier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole