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Enseignement-formation
Une nouvelle licence pour répondre à la nécessité de cadres bien formés en agriculture

La MFR de Coqueréaumont proposera une nouvelle licence professionnelle sur l’entrepreneuriat et la gestion d’entreprise à compter de septembre 2024. Entretien avec Bertrand Lengagne, directeur de l’établissement, et Jean-Philippe Germain, référent de la formation, qui ont souhaité ainsi répondre aux besoins des entreprises agricoles sur le terrain. 

En France, le secteur agricole n’a eu de cesse de se transformer et les entreprises agricoles, de même que les organisations professionnelles agricoles (OPA), de se réformer au gré des avancées technologiques, de la complexification des règles comptables, juridiques et fiscales à laquelle elles étaient confrontées. Toute une palette d’emplois fourmille désormais dans ces entreprises qui nécessitent davantage de cadres intermédiaires voire de dirigeants bien formés. C’est pourquoi, devant ce constat, la MFR de Coqueréaumont, située à Saint-Georges-sur-Fontaine, a mis sur pied une nouvelle licence professionnelle intitulée “Entrepreneuriat et gestion d’entreprise” avec un parcours GDOA (gérer et développer une organisation agricole). Cette formation de niveau Bac + 3 sera ouverte en septembre prochain. « Elle s’adresse à des BTSA Acse (analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole), productions animales ou végétales, voire à des BTSA GDEA (génie des équipements agricoles), qui disposent d’une bonne base de connaissances agricoles et qui souhaitent maîtriser la gestion globale d’une entreprise et son management. En somme qui vont être amenés à encadrer des équipes et qui seront à même d’accompagner des stratégies d’entreprises plus ou moins complexes », précise Bertrand Lengagne, directeur de l’établissement.

Un apprenant très accompagné

Les entreprises qui recherchent ces profils sont « des coopératives, des négoces mais aussi des organismes de financement ou d’assurance, des magasins de producteurs et bien évidemment des exploitations agricoles », ajoute Jean-Philippe Germain, référent de la formation, qui s’est attelé, en partenariat avec le Cnam Normandie, à en dessiner les contours. 
« Nous ferons d’ailleurs intervenir en cours de nombreux responsables de ce type d’entreprises, puisque 25 % du programme est instruit en ce sens », ajoute le directeur. Dans le détail, les modules de formation s’attardent sur les connaissances pour entreprendre (gestion des hommes et management, comptabilité et gestion, négociation commerciale...), les pratiques pour entreprendre (créativité, gestion des ressources humaines, management de projet...) et les applications entrepreneuriales qui, in fine, permettent à l’étudiant de présenter un projet tuteuré ainsi qu’un mémoire professionnel. 
Sur le plan pratique, cette licence d’un an (600 heures de formation au total) s’effectue par contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Le rythme est d’une semaine en cours et deux semaines en entreprise environ. « Nous savons faire en la matière puisque nous avons déjà deux licences agricoles en apprentissage*. Nous instruisons le dossier de chaque étudiant – qui est donc déchargé des aspects administratifs de son suivi – de même que l’entreprise qui l’emploie. Nous communiquons aussi beaucoup auprès de nos jeunes sur toutes les aides à l’apprentissage auxquelles ils peuvent prétendre en raison de leur statut (aide au permis de conduire, aide à l’équipement, etc.) ». 

Un bassin seinomarin porteur d’emplois agricoles

« Bien évidemment, s’il y a lieu, nous aidons nos apprenants à trouver une entreprise, souligne Bertrand Lengagne. Notre réseau est important et nous avons la chance en Seine-Maritime d’avoir un florilège d’entreprises agricoles et para-agricoles de toutes sortes et de toutes tailles ». « La proximité avec Rouen est également un atout pour tous les étudiants qui viennent d’autres départements. Notre internat, qui vient d’être rénové, est d’ailleurs en capacité de les accueillir », conclut le directeur.
Interne, l’étudiant n’a plus que 180 euros/mois à débourser. Une aubaine quand on connaît le coût des loyers qui impactent les étudiants !
L’admission à cette licence se fait sur dossier et entretien individuel, et les pré-inscriptions sont d’ores et déjà possibles.•

* Licence A2DE (agriculture, développement durable et environnement) et licence MPGE “ZH” (métiers de la protection et de la gestion de l’environnement, mention zones humides et mares).

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